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Après l’échec des pourparlers des Seychelles, Marius Fransman, vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères et délégué de la Sadc, est au pays depuis hier.
But de son séjour : consulter les mouvances politiques autres que les deux en lice aux Seychelles, ainsi que divers corps des forces vives comme la société civile, le Ffkm, etc. Les points de vue recueillis devraient concourir à l’élaboration de la décision de la Sadc, laquelle sera publiée lors du sommet des chefs d’Etat le 17 août à Maputo. En fait, le public ne se fait guère d’illusion sur la venue de Marius Fransman. Ce dernier, autant que Joachim Chissano et Leonardo Simao, est associé à l’échec et à l’impuissance de la Sadc dans le règlement de la crise à Madagascar. Avec l’entité d’Afrique australe, se dit-on, il y a surtout du blabla mais peu d’acte. Si la Sadc avait osé formuler son point de vue et le faire prévaloir, Madagascar serait déjà très avancé sur la voie de sortie de crise. Au lieu de cela, elle organise aux quatre coins de l’Afrique australe et de l’Océan Indien des négociations interminables et coûteuses dont l’issue n’a jamais fait de doute. Marius Fransman vient dans l’île pour écouter les signataires de la feuille de route (on l’a déjà fait à Gaborone en juin 2011), mais qu’attendre de ces entités qui songent surtout à faire durer leur présence dans les institutions de la transition ? Manoeuvrant pour décrocher des sièges dorés, ces groupes se sont surtout détachés de la mouvance mère et ont changé de dénomination. Les voilà présents dans les effectifs pléthoriques du CST, du CT ou du gouvernement. Dans une position aussi confortable, ils ne tiennent pas à écourter cette crise qui, pour eux, est une véritable vache à lait… A. R. Toutes les forces vives seront consultées Après le tête-à-tête Rajoelina – Ravalomanana aux Seychelles à deux reprises, c’est au tour des autres forces vives de la Nation d’être entendues par la Troïka de la communauté des Etats d’Afrique australe. « C’est le moment pour les signataires de la feuille de route d’être consultés … », a affirmé le vice-ministre à la Coopération internationale sud-africain Marius Fransman, hier à son arrivée à l’aéroport d’Ivato. Comme lors de ses précédentes visites au pays, le président du comité ministériel de l’organe (MCO) de la Troïka s’entretiendra avec toutes les forces vives de la Nation signataires de la feuille de route, lesquelles sont impatientes d’être mises au courant des entretiens secrets des Seychelles, des chefs militaires en passant les membres de la société civile et du FFKM. La SADC soumettra en effet à ces acteurs de la vie nationale les résultats du tête-à-tête Rajoelina – Ravalomanana aux Seychelles et elle recueillera leurs réactions. Une réunion de travail par contre s’est déjà tenue hier soir entre la délégation de Marius Fransman et les membres de la CENIT au Colbert (voir article par ailleurs) après que le Sud-africain ait eu une rencontre avec le Premier ministre Omer Beriziky au palais de Mahazoarivo. L’objectif de Marius Fransman est de recueillir les positions des différents acteurs par rapport aux points de la feuille de route qui restent en suspens comme l’article 20 et 45, ainsi que la candidature ou non des Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana. Un rapport dans ce sens sera présenté vendredi prochain aux chefs d’Etat de l’Afrique australe réunis en sommet dans la capitale mozambicaine. L. T. |