Kidnapping : appel en détresse de la famille de Said PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 11 Août 2012 06:49
« Rendez-nous notre Said ! ». Tel est le cri de détresse de la famille à l’endroit des ravisseurs du jeune opérateur karana enlevé lundi soir à son domicile à Ivandry. Depuis le rapt, l’épouse et les enfants, les parents et la famille de la victime vivent de plus en plus dans l’angoisse. Pourquoi les ravisseurs détiennent-ils aussi longtemps leur Said ?

Tel que nous l’avons soulevée dans notre édition d’hier, la question demeure, en effet. Plus que jamais, il est étonnant qu’en matière de kidnapping, les ravisseurs prennent le risque d’allonger la détention alors qu’après l’arrestation de l’un des leurs, le tristement célèbre Djaffar, les forces de l’ordre ont montré leur capacité de mobilisation et d’efficacité.

En tout état de cause, l’appel de détresse de la famille de Said serait adressé aux ravisseurs mais aussi aux autorités malgaches et aux responsables consulaires français en cette période du ramadan qui est très particulière pour les musulmans. Deux décennies après le début du phénomène à Madagascar, le kidnapping d’un karana, fût-il de nationalité française, n’a jamais existé en période de ramadan. Normal que la communauté karana s’inquiète de la non libération de Said et se solidarise plus jamais avec sa famille. Le contexte étant, que fait la France pour son ressortissant kidnappé ?