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En politique, tous les moyens sont bons. Qu’il s’agisse d’amadouer l’électorat ou bien d’intimider les autres candidats.
D’ailleurs, cette pratique-là s’est déjà fait un nom : c’est ce que l’on appelle communément la politique de la carotte ou du bâton. Celle de la carotte qui est généralement réservée aux électeurs est déjà en marche au vu des différents déplacements des prétendants au pouvoir dans les quatre coins de la Grande Ile espérant par la même occasion de marquer leurs territoires au prix des actions sociales et des festivités culturelles et sportives. Parallèlement, parfois loin des yeux de ces électeurs, l'autre manche consistant à couper l’herbe sous le pied des adversaires potentiels s’active aussi sournoisement et efficacement. Il s’agit de la politique du bâton connue par la « chasse aux sorcières » qui existe bel et bien à Madagascar, en cette période de pré-campagne. «Ce n’est pas un mythe, ni une fiction. La chasse aux sorcières existe bel et bien chez nous actuellement ». Cette déclaration, sinon un constat, vient du président national du regroupement politique Examen d'Orientation Politique, Economique et Sociale (EXOPOLES), Cyril Rasambozafy. Si ce politique est monté au créneau, c’est parce qu’il soupçonne que certains des membres de son groupe qui seraient trop gênants aux prochaines élections, seraient dans la ligne de mire des « chasseurs ». Récemment, selon toujours ce politicien, il a appris que l’on monterait des dossiers compromettants contre ses camarades. «Pour le moment, nous ne divulguons pas les noms de ces gens. Et nous contenterons seulement de tirer la sonnette d’alarme », a tout de même précisé le numéro Un de l’Exopoles. Ces pratiques qui sont devenues inhérentes au processus électoral en particulier et au monde de la politique, en général, ne datent pas d’hier et ne sont pas près de disparaître dans un futur proche. Par contre, ce soi-disant « chasse aux sorcières » pourrait aussi bien servir d’échappatoire à d’autres candidats aux mains sales qui voudraient se faire passer pour d’innocentes victimes. C’est exactement pour cette raison que Cyril Rasambozafy propose aux enquêteurs et responsables concernés de ratisser large dans leur manœuvre en mettant tout le monde sur le même pied d’égalité. A ce sujet, il est indiscutable que tous sont égaux devant la loi, mais ce n’est pas pour autant que l’on va mettre dans le même sac les petits escrocs et les auteurs de crime contre l’humanité et de haute trahison envers son pays. Suivez notre regard. Ainsi, le premier responsable du massacre de ses propres compatriotes qui s’est déroulé sous les yeux du monde entier, pourra-t-il encore emprunter l’expression de « chasse aux sorcières » pour pallier son inéligibilité ? Simon R. |