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Examen du CEPE: Des admis à 7 sur 20 ? |
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Samedi, 18 Août 2012 07:41 |
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Le syndicat Sempama est formel : pour compenser les effets de la grève qui a fait que des classes n’ont pu boucler le programme scolaire, le seuil d’admission a été grandement abaissé au CEPE.
Ainsi lors des délibérations à Maroantsetra, les enseignants seraient descendus jusqu’à 7 sur 20. Cette affirmation est de Rabia Esther Louise, chef de zone pédagogique à Bealanana (Sofia) et membre du conseil dirigeant du Sempama. Selon elle d’autres anomalies ont été constatées lors du récent examen du CEPE : des surveillants qui copient au tableau noir les réponses aux questions, des centres où l’examen n’a pas eu lieu, des centres où l’examen ne s’est terminé que le mercredi 8 (au lieu du lundi 6), des surveillances assurées par un personnel étranger à l’enseignement (policiers municipaux, parents d’élèves, membres du bureau du fokontany etc.)… Le Sempama estime donc qu’organiser le BEPC et le bac dans les mêmes conditions équivaut à détruire les enfants du pays. En tout cas, pour assurer la réussite du BEPC qui se déroulera à partir de lundi, le ministère de l’Education nationale a eu recours aux mêmes « trucs » que lors du CEPE : élimination des enseignants publics de l’organisation des épreuves, recours massif aux enseignants du privé et du confessionnel etc. Petite grogne néanmoins avant le début des épreuves : les vacations des épreuves 2011 du BEPC ont été payées cette semaine, mais seulement pour les enseignants qui disposent d’un numéro matricule, c’est-à-dire les enseignants fonctionnaires. Ce qui a mécontenté les enseignants du privé et du confessionnel. Les vacations, rappelons-le, sont les indemnités payées aux enseignants qui participent à l’organisation des examens officiels. Si elles ne sont pas payées, les enseignants boycottent l’examen l’année suivante. D’où cette attention particulière pour les enseignants publics qui, généralement, assurent le gros des tâches lors des examens. Hélas cette fois-ci, ce sont les enseignants du privé et du confessionnel qu’il aurait fallu honorer en premier lieu… A.R |