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Correction du BEPC: On se défend… mal |
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Samedi, 31 Juillet 2010 05:33 |
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Le ministère de l’Education nationale fonce vers son but démagogique et populiste qui consiste à publier dans les meilleurs délais les résultats de l’examen du Bepc.
Les plus hauts responsables s’y jettent à corps perdu, comme si leurs postes en dépendaient. Il est vrai que dans cette transition sans réel objectif éducatif et culturel, c’est à des critères insignifiants de ce genre qu’on juge de la compétence des responsables. En fait, les élèves et les parents ne demandent pas qu’on sorte au plus tôt les résultats de l’examen, mais qu’on s’attelle à la tâche avec rigueur et sérieux et à y mettre tout le temps qu’il faut. Rappelons que cette course effrénée et bête a déjà emmené le ministère de l’Education nationale à commettre une énorme bévue lundi. En effet, après l’épreuve de malgache, les correcteurs ont été convoqués pour se mettre immédiatement à la tâche. Résultat : au lieu du seul barème de correction du malgache, ceux de toutes les épreuves ont été divulgués devant l’assistance, notamment les réponses aux questions des épreuves qui ne se sont pas encore déroulées. Suite à notre article de mercredi, le directeur général du ministère de l’Education nationale, Ratsimandresy Aristide, a admis implicitement le fait sur les ondes de Rnm, déclarant notamment ceci : « Les professeurs de malgache sont des éducateurs responsables, et ce ne sont pas eux qui vont couler cet examen ». Notre journal ayant ensuite signalé que lundi, les chefs de centre d’examen se sont affolés et ont fait appel à la police ou à la gendarmerie pour ramasser et sécuriser les documents « top secret » divulgués, le même responsable est intervenu sur les ondes, annonçant que « les forces de l’ordre sont toujours présentes dans les épreuves du Bepc, du début jusqu’à la fin » ( !). Il semble que le ministère veuille étouffer cet épisode de lundi qui était une source certaine de fuite à l’examen du Bepc. Il est vrai que pour le régime de transition, ce genre d’évènement ne peut être qu’un complot contre sa présence à la barre de l’Etat… |