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Comme on le sait le hangar de dépôt de matériels pour la reconstruction de l'amphi de l'Université de Fianarantsoa a été incendiES par des inconnus il n'y a pas longtemps.
Plusieurs tonnes de ciment ont été calcinées ainsi qu'un certain nombre de tôles destinées à la finition du toit. La fin des travaux est en effet proche puisqu'il s'agit de construction plus ou moins préfabriquée mais en dur. Tout le monde s'est donc demandé pourquoi ce méfait bien que déjà la rumeur de l'existence de trafic circulait déjà sur les lieux. Il est en effet impensable que des gens de l'extérieur puissent y entrer avec les nombreux gardiens se trouvant sur les lieux. Cela sans parler des autres employés de la société titulaires du marché qui dormaient dans le hangar. Les enquêtes auraient donc confirmé la thèse de l'existence du trafic et que l'incendie a été provoqué que pour cacher les produits manquants. Seize personnes sont actuellement mises sous mandat de dépôt en attendant leur jugement. Il faut signaler cependant que plusieurs tonnes de ciment sont déjà arrivées et que les travaux se poursuivent. H.R. Conditions carcérales : L'humanisation à l'ordre du jour Madagascar dispose de 82 établissements pénitentiaires et de 1907 pénitenciers dont 1 221 agents, soit un ratio de 1 agent pour 15 personnes détenues. En 2008, 17409 personnes dont 50,5 % en détention préventive sont réparties dans les établissements existants dont la capacité d'accueil est limitée à 13 000. La séparation des femmes et des hommes détenus est respectée. Des quartiers spéciaux sont réservés aux mineurs. En l'état actuel, les condamnés ne sont pas séparés des détenus préventifs. La réforme pénitentiaire prévoit la réinsertion sociale, familiale et professionnelle des personnes détenues. Cette réforme préconise la mise en oeuvre des droits des détenus prévus par les instruments internationaux à savoir le droit à la santé, à l'alimentation saine et suffisante, à l'éducation, aux formations professionnelles et au droit de visite. D'autres mesures ont été prises par la création de l'Ecole Nationale de l'Administration Pénitentiaire et recrutement de 250 élèves pénitentiaires par an; la redynamisation des camps pénaux permettant le désengorgement des établissements surpeuplés; la mise en oeuvre de la procédure de libération conditionnelle qui complète les efforts de désengorgement. Les efforts déployés pour surmonter les problèmes de surpopulation carcérale et de malnutrition généralisée sont encore insuffisants à cause de manque de ressources financières. La vétusté, la capacité d'accueil limitée des établissements pénitentiaires et l'insuffisance du personnel pénitentiaire empêchent l'atteinte du respect des droits des détenus. Afin d'y remédier, une réforme législative est en cours en vue de l'adoption de mesures alternatives à l'incarcération et la mise en place des peines de substitution telles que les travaux d'intérêt général. L'aide et l'appui des partenaires et organismes internationaux sont sollicités. |