Social: La paupérisation est générale
Economie
Jeudi, 01 Septembre 2011 05:57
Le développement économique et social de Madagascar subit les répercussions de la crise politique que traverse le pays depuis le début de l'année 2009.

De la sorte, et concernant l'économie, il est rapporté, notamment, que l'année 2010 a été négative pour l'économie : faute de financement international, le budget a été réduit de 14% par rapport à 2009 et le gouvernement a pratiqué une politique d'austérité. L'Ariary a fortement dévalué à cause d'une diminution des transactions monétaires et l'insuffisance des investissements.

Cette dévaluation a influé sur le prix des produits importés : le prix du carburant a augmenté trois fois pendant l'année.

Le prix du riz aux consommateurs a connu une très forte hausse, enregistrant un prix inédit de 2.000Ar le kilo de riz makalioka aux consommateurs en décembre 2010, malgré la mise sur le marché de riz importé à un prix plus bas. L'année 2010 a également vu la création de marchés Tsena Mora, marché de produits de première nécessité pour les ménages vulnérables urbains.

Les projections anticipaient 2% de croissance économique en 2010, contre une moyenne de 6% par an depuis 2003, ceci grâce aux investissements publics et miniers. La croissance annoncée en 2010 est de 0,6%. Seul le secteur du tourisme a été positif en 2010 avec une hausse de 20% par rapport à l'année précédente. Le textile a fait preuve d'une certaine résistance malgré la fermeture de l'exportation vers l'Amérique par l'AGOA. Certaines entreprises de zones franches produisant pour la clientèle française et européenne restent fonctionnelles.

Plus, et d'après les données du dernier Rapport Annuel du  Groupe Intercooperation Madagascar, il apparaît, surtout, que pour ce qui est du  social, la même source fait état, entre autres, que la paupérisation est générale : selon une enquête périodique de 2 ans, elle touche 76,5% de la population en 2010 contre 68,5% en 2005. Elle est plus visible en milieu urbain à travers l'explosion de l'informel et l'insécurité grandissante. L'année 2010 a été celle du grand banditisme : les attaques sur les routes nationales, les vols avec violence dans les maisons d'habitation et l'augmentation du vol à la tire dans les lieux publics en sont des aspects. Le nombre important de marchands informels de rue pose de plus en plus de problèmes aux autorités communales. Un des aspects de cette paupérisation en milieu rural se matérialise par une forte propension de l'exode rural.

Les secteurs de l'enseignement technique et supérieur ont connu plusieurs grèves en 2010 : celles des enseignants chercheurs, du personnel administratif et des étudiants.

Le rapport sur l'indice de développement humain (IDH) qui est une mesure composite de la santé, de l'éducation et du revenu a été publié par les Nations Unies en fin 2010. Il montre que Madagascar a perdu deux points et est en 135ème position sur 169, parmi les pays à faible IDH.