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Politique
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Mercredi, 21 Septembre 2011 06:16 |
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Alors que les trois ministres du gouvernement (Intérieur, Environnement et Jeunesse) ont présenté hier au conseil du gouvernement une communication sur la mise en œuvre des mesures d’apaisement dans le cadre de résolution du conflit estudiantin à l’Université de Toamasina, sur place la tension reste tendue.
Les étudiants locaux sont descendus hier dans la rue, avec une banderole pour réclamer le départ du président de l’Université, Horace Gatien, suite au meurtre d’un étudiant originaire de Taolagnaro. Des étudiants ont lancé, selon notre correspondant local que le président de l’université de Toamasina a une propension envers les étudiants natifs de la province d’Antsiranana. Le Pr Horace Gatien est pourtant un universitaire connu pour son intégrité et sa rigueur, peut-être que ce dernier comportement gênerait certains étudiants. A ceci s’est ajouté le mécontentement des étudiants du Sud est sur la décision du tribunal de Toamasina de placer en mandat de dépôt deux étudiants seulement parmi les 35 arrêtés. Mais l’on ne peut pas ignorer que des politiciens et surtout les autorités locales de Toamasina n’ont pas digéré son élection à deux mandats consécutifs à la présidence de l’université. Pour le fait qu’il est un natif de la SAVA, alors qu’aucun natif de la région n’a les diplômes requis pour ce poste. Revenons aux mesures d’apaisement proposées par la mission gouvernementale dépêchée sur place. Il a été question d’une mise en place d’une Commission d’enquête comprenant notamment des représentants des parties en conflit pour mener, d’une part, des investigations qui permettront de statuer et d’apprécier les manquements éventuels dans la mise en œuvre des opérations de sécurisation qui n’ont pu éviter l’affrontement entre étudiants ayant conduit à la mort de l’un d’entre eux, et, d’autre part, la gestion de l’Université par son Président. La sécurisation totale du site universitaire et la reprise des cours dans les meilleurs délais ont été aussi avancées. |