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La crise est-elle vraiment derrière nous ?
Les exposants malgaches au IFTM Top Resa 2011, qui se tient depuis hier à Paris, osent le croire. Sous la conduite de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), ils sont une quinzaine à participer à ce salon professionnel du tourisme et du voyage. Agences de voyages, regroupées autour de leur association, hôteliers, tours opérateurs mais aussi l’inusable compagnie aérienne nationale qui ne cesse de participer directement ou indirectement dès qu’il s’agit de promouvoir le tourisme malgache. A la différence du dernier Salon international Mondial 2011, tenu en mars à Paris et dans l’habituel endroit du parc des expositions qui était une foire ouverte au grand public dont l’objectif était de vendre directement aux particuliers, ce salon professionnel est uniquement réservé aux professionnels. L’objectif ici est de vendre la destination Madagascar et ses produits (du billet d’Air Madagascar aux différents circuits, proposés par les tours opérateurs malgaches, les offres des hôteliers et des autres professions connexes…). La cible des acheteurs sont les voyagistes et les tours opérateurs travaillant en France pour qu’ils vendent la destination. La différence est énorme parce qu’au Mondial, on approche un public qui n’est pas sûr de partir et ne représente certainement pas qu’une infime partie du marché en dépit de l’affluence. Le salon professionnel permet d’approcher un large public qui couvre théoriquement le territoire français sinon au-delà. En tout cas, l’ONTM et les professionnels du pays ont mis le paquet. Le stand est beaucoup plus spacieux que d’habitude. Les professionnels se sont arrangés pour ouvrir un bar gratuit dans le stand Madagascar avec des boissons de chez nous, comme les rhums de Dzama. L’ONTM a fourni les gousses de vanille que chaque comptoir, tenu par les opérateurs distribue aux visiteurs. Il est vrai qu’ici, la concurrence est très rude au niveau des appels aux visiteurs qui sont d’abord littéralement couverts de cadeaux et ensuite et surtout, au niveau des produits. Là, il n’y a pas de petits ou grands pays, tout le monde cherche à avoir la plus grande part du marché français qui est un de plus importants réservoirs de touristes au monde. A Madagascar, bon an mal an, environ 60 % des touristes sont constitués par des Français. Durant la crise, la proportion a quelque peu chuté dans le sillage de baisse générale de l’arrivée des touristes étrangers. La baisse de la proportion est certainement due à la crise en elle-même, mais elle aurait été accentuée par les guéguerres entre le GTT et les pro-TGV qui ont fait énormément de bruit en France et plus particulièrement à Paris. Aussi, n’est-il pas déplacé qu’on parle de reconquête de la France. Pour cela, l’ONTM et les opérateurs ont énormément investi. Ils croient en ce qu’ils font et au tourisme. Avec ou sans la crise ? Sa |