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Economie
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Mercredi, 21 Septembre 2011 06:20 |
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Le schéma directeur de ce port a été adopté récemment.
A travers le dernier numéro de sa revue juridique et fiscale « La Revue MCI », le cabinet MCI Development décortique les avantages et les éventuels enjeux du statut franc que l’on voudrait donner à ce port. Il rappelle qu’avec ce statut, le port d’Ehoala qui se trouve à Fort-Dauphin devrait faire un chiffre d’affaires annuel de 4 millions de dollars. Il faut y ajouter le développement des exportations, la création de 2 500 emplois directs et induits, le revenu issu de l’exploitation sous régime de la zone franche des 400 ha entourant le port. Le développement de cette partie sud de Madagascar n’est pas en reste. Cette région a des potentiels économiques à exploiter mais faute d’infrastructure de transport adéquate, les investisseurs hésitent. L’on peut citer les produits halieutiques, le sisal dont celui du Sud est de très bonne qualité, les mines, etc. De plus, la situation géographique d’Ehoala met le port au carrefour des échanges maritimes entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique. D’où la nécessité de mettre en zone franche les 400 ha du port. Le cabinet MCI voit aussi la dimension monétaire du port franc : « Grâce aux millions de dollars attendus par les expéditions d’ilménite, l’ariary peut espérer retrouver sa compétitivité sur le marché interbancaire des devises. En outre la réalisation de ce projet d’envergure marque une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture de Madagascar vers les blocs régionaux comme la SADC, le COMESA et la COI. Faut-il souligner qu’à Maurice, l’existence d’un port franc a fait de l’île un centre commercial international ? » Mais tout n’est pas toujours rose quand on parle de port franc. La revue évoque le débat sur la non rentabilité d’un port de ce type qui peut être confronté aux problèmes de fraude et de contrefaçon. Les détracteurs du statut de port franc craignent en effet que la franchise ne facilite l’instauration d’un paradis fiscal où l’on perçoit des impôts très en deçà es moyennes normales. Or, les recettes fiscales constituent les principales ressources de la caisse de l’Etat. A plusieurs reprises, le port franc de Maurice a servi de plateforme à des importations frauduleuses et de produits contrefaits. Ce qui ne l’a pas empêché de procéder à d’importantes saisies et de raffermir sa position de port international. Outre les questions autour du futur port franc, la revue de MCI aborde aussi la protection des consommateurs à Madagascar, la liberté sous caution comme moyen de lutte contre la corruption, le mécénat d’entreprise. Elle décortique également l’arbitralité d’un contrat administratif en droit malgache, le droit de propriété intellectuelle… Notons que cette revue paraît 4 fois par an et apporte un éclairage sur l’actualité juridique et ses réflexions de fond sur le droit des affaires. Recueillis par Fanjanarivo |