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Les magouilles concoctées par une partie de la direction de l’INFP (Institut national de formation professionnelle) auprès du ministère de l’Education nationale troublent-elles l’ordre public ? Méritent-elles un accent particulier en cette période, pré-remaniementale ? Ces interrogations s’imposent sur un certain dysfonctionnement ou plutôt une instabilité politique. En une autre manière, on peut se poser la question : de quoi devrions-nous s’attendre dans la marche du réel changement ?
Le ministre de l’Education nationale reste et demeure serein, sachant la qualité des conseillers de celui-ci ; et cela malgré la mauvaise foi manifestée par certains de ses collaborateurs. L’instabilité régnant au sein de ce département est en quelque sorte causée par différentes raisons. Dont la plus fréquente est l’inexistence de continuité dans la gestion rationnelle des affaires de ce ministère. Sans parler du respect de l’éthique politique. Par exemple, y a-t-il eu un livre blanc entre l’ancien ministre, Julien Razafimanajato et le nouveau, Jean-Jacques Rabenirina, quand celui-ci a pris la destinée de l’Education nationale ? Les ripoux qui pullulent à tous les niveaux (directions générales, directions et services) polluent ce ministère. Bien que le ministre dispose d’une ferme volonté de s’attacher aux grandes valeurs comme la non exclusion, la consensualité et le respect du professionnalisme, curieusement ce sont les corrompus qui portent atteinte à sa réputation. Heureusement que la lèpre semée par des individus de « mauvaises mœurs » a été détectée d’avance. Mais cela ne touche pas seulement le département de l’éducation nationale. Différents ripoux œuvrant depuis des années et des années s’accrochent dans beaucoup de ministères, et certains vont jusqu’à dire que le nouveau ministre ne pourra pas les écarter ! Une telle situation, on le trouve dans des ministères aux Affaires étrangères, aux Finances, à la Justice… Les prétendants aux fonctions ministérielles devront tenir compte de ces cas. C’est à chacun de réfléchir pour améliorer sa prestation dans le respect de la bonne gouvernance. Sans aucune implication politique. Qu’ils essaient de différencier l’être et le paraître dans tous les étapes de conception et exécution de leur tâche. Bref, la lutte liée au processus de changement incorporant la bonne gouvernance et l’honnêteté intellectuelle doit être protégée à tous les niveaux de l’administration. Le respect de la discipline doit être de rigueur sans aucune exception. Andry Drouot |