Francky Randriamanjaka de l’UaMad: Défend la souveraineté des Malgaches
Politique
Vendredi, 28 Octobre 2011 09:52

Face à l’évolution de la situation politique actuelle, l’Union pour l’avenir de Madagascar (UaMad) s’interroge sur le rôle de la Troïka de la communauté des Etats d’Afrique australe dans le processus de sortie de crise.

A l’issue de leur réunion d’hier,  Franky Randriamanjaka coordonnateur général de l’Union n’a pas caché que cette entité de la SADC viserait une mainmise sur la liste des personnalités proposées par les acteurs politiques qui vont être nommées à la tête des institutions de la Transition. « Ces exclusions de militaire et cette exigence d’une reconnaissance des trois mouvances, pour la nomination d’un Premier ministre sont-ils dans la Feuille de Route ? » se demande t-il.  Et lui de rappeler que l’UaMad fait partie des signataires de la Feuille de Route, tenant compte du respect de la souveraineté nationale promis par la SADC. Une autre manière indirecte de se demander si entre la signature de la Feuille de Route et sa mise en application, la SADC ou la Troïka a changé d’avis. 

« Si on ne reconnait pas ses dirigeants, Madagascar reste toujours membre à part entière des Nations-Unies » explique notre interlocuteur en signalant que l’UaMad fait partie de ceux qui ont investi pleinement dans le processus de recherche de solution de crise depuis longtemps. Aussi, l’UaMad estime-t-il que le processus de désignation des futurs dirigeants des institutions de la Transition devrait rester entre Malgaches comme la Feuille de Route l’a si bien spécifié. C’est dire de la vigilance de cette plate-forme en cas d’une autre approche de la mise en œuvre de la Feuille de Route.

Sans vouloir influencer le président de la Transition sur son choix du nouveau Premier ministre, Franky Randriamanjaka insiste sur une application stricto sensu de la Feuille de Route. Ensuite ce dirigeant politique attire l’attention de la communauté internationale, sur les spécificités culturelle, linguistique, politique et géographique de Madagascar dans cette quête vers l’ordre constitutionnel.

M. Randriamanjaka invite dans la foulée les acteurs politiques malgaches à bien se pencher sur l’esprit de la lettre de Mme la vice-présidente de la Commission européenne, bien que le pays reste membre de la SADC. « Franchement, il ne faut pas qu’on se noie dans le sillage de la SADC. L’Union européenne demeure nos principaux bailleurs de fonds ; et j’incite le président de la Transition et ses proches à miser sur ces derniers. D’autres partenaires européens et américains sont prêts à nous soutenir !» réplique le coordonateur de l’UaMad.

Sur une « question qui fâche », dont le lien entre le Monima et l’UaMad, Franky Randriamanjaka a donné finalement sa réponse. Comme quoi la candidature de Monja Roindefo président national du Monima ne concerne que lui-même. Et l’UaMad pense que ce dernier n’ambitionne que de redevenir Premier ministre, même si la plate-forme le considère comme n’ayant pas le comportement d’un homme d’Etat.

Recueillis par L.T