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697 milliards Ar en tout et pour tout.
C’est l’enveloppe pour le Programme d’investissement public (PIP) pour 2012. Le projet de loi de finances est clair : de 1 251,9 milliards Ar en 2011, les investissements publics pour 2012 connaîtront un recul très important faute d’aides extérieures. Comme quoi, la situation est loin de s’arranger en matière de services publics. De 2008 à 2010 déjà, les dépenses publiques ont connu une forte baisse de 20% en termes réels. La situation empire à moins que le robinet des aides extérieures ne rouvre assez tôt. Notons que le projet de loi de finances 2012 n’intègre pas les éventuels financements extérieurs. En attendant la perfusion financière extérieure, le gouvernement devra composer avec les recettes internes, notamment fiscales et douanières. Celles-ci devraient se situer à 2 397,8 milliards Ar en 2012, un montant qui assurera les dépenses de solde de 1 164 milliards Ar incluant le traitement royal des parlementaires dont le classement dans la fonction publique est supérieur à celui des magistrats et des administrateurs civils depuis l’ère Ravalomanana, les dépenses de fonctionnement hors solde de 754,8 milliards Ar… Dans ce cas, les dépenses d’investissement ne peuvent être que modestes et passer après le fonctionnement. Or, le recul de l’investissement public à déjà des impacts désastreux. L’éducation est concernée avec un taux d’abandon élevé. La santé aussi. Quant aux problèmes de la Jirama liés en partie au manque d’investissement public, ils sont connus de tous, etc. Comme quoi, les secteurs sociaux ne sont pas les seuls à souffrir. Les secteurs productifs aussi sont affectés. L’agriculture qui emploie plus de 70% de la population active en sera la première victime. Elle ne devra connaître qu’une croissance de 0,2% après la croissance négative de -2,3% en 2011. Une petite embellie est attendue mais le secteur est loin de se mettre sur le chemin de la relance. Dans le projet de loi de finances, le gouvernement semble se contredire : « Pour le secteur primaire, une croissance plus ou moins stationnaire de 0,2% sera observée contre un repli de -2,3% en 2011, à défaut notamment de nouveau financement pour le développement agricole et pour les plans d’aménagement forestier dan la sylviculture ». Mais plus loin, il aligne le soutien à la production agricole dans le top 5 de ses priorités. Ce soutien est à observer du côté des dispositions douanières et non pas tellement dans les dépenses pour les infrastructures ou encore la facilitation de l’accès aux intrants agricoles via des subventions… Ces mesures ont pourtant fait leurs preuves en 2008 lorsque l’Etat épaulé par la Banque mondiale et le FMI a subventionné l’accès à l’engrais et aux semences pour le riz de contre-saison. Le secteur tertiaire continuera aussi à être pénalisé par l’austérité budgétaire et le gel des aides extérieures. Il ne devrait connaître qu’une croissance de 2,3% en 2012 toujours à la suite de la baisse très importante des aides-projets pour l’infrastructure. C’est ainsi que le BTP enregistrera seulement une progression de 2,6%. Fanjanarivo
| Secteur | Financement | | Extérieur | Intérieur | Ensemble | | Productif | 21,5% | 4,6% | 26,6% | | Infrastructure | 29,2% | 4,5% | 33,6% | | Social | 20,6% | 6,9% | 27,5% | | Administratif | 3,5% | 9,2% | 12,7% | | TOTAL | 74,8% | 25,2% | 100% | (Source : Projet de loi de finances 2012) Ouverture officielle de la Trésorerie ministérielle Les ministères, notamment celui des Finances et du Budget sont au service de la population locale. Conscient de ce rôle incontournable, ce ministère a proposé un nouveau dispositif, dénommée Trésorerie Ministérielle. Ce qui signifie qu’elle sera disponible bientôt dans chaque ministère. Pour l’ouverture de service, le ministère de l’Education nationale, sis à Anosy, était la première cible. Lors de l’inauguration officielle, le ministre des Finances a souligné que 4 ministères ont collaboré à la mise en place de la Trésorerie, chargée de l’enseignement. Il s’agit des ministères des Finances, de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Au lieu de faire venir tous les personnels à Antaninarenina, siège de la Trésorerie, les employés peuvent aller directement auprès de cette trésorerie ministérielle. C’est d’ailleurs la politique de proximité du ministère responsable. Ce dernier dispose ainsi d’environ 150 milliards d’ariary. Ce qui signifie qu’environ 30.000 salariés des ministères bénéficient de la nouvelle caisse. Lors de son allocation, le ministère a signalé que 300 millions d’ariary étaient réservés au coût de l’installation, que le ministère de l’Education a investi 140 millions d’ariary et le ministère des Finances 160 millions d’ariary. R.V. |