Micro entrepreneuriat: 70% de réussite avec l’OPEA
Culture
Mercredi, 21 Décembre 2011 05:29
Un peu plus de 70% des 343 jeunes sélectionnés et formés par le ministère de l’Agriculture et puis soutenus par le projet PROSPERER voient leurs activités se développer. Hier à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo, le secrétaire général du ministère, Philibert Rakotoson a rappelé que l’insertion de ces jeunes s’inscrivait dans l’Opération pour la promotion de l’entrepreneuriat agricole (OPEA). Celle-ci a été lancée par le ministère en début 2010 pour aider les licenciés des entreprises franches à se réinsérer dans le monde du travail. A l’époque, le ministère a enregistré 10 000 projets portés par des jeunes et moins jeunes. Après sélection, 494 dossiers non agricoles ont été confiés au PROSPERER. 343 ou 70% d’entre eux ont fait preuve de dynamisme et travaillent avec ce projet. Le coordonateur national de PROSPERER, Lucien Ranarivelo précise que 70% ont réussi dans leurs nouvelles activités, 10,6% stagnent et 19% ont échoué. Le développement des activités de ces nouveaux entrepreneurs se mesure, entre autres, par le développement de la culture de l’épargne et du crédit. 146 entrepreneurs sur les 343 sont actuellement membres d’une institution de microfinance. Une trentaine d’entre eux ont emprunté près de 30 millions Ar auprès de ces institutions.

Sinon, 351 ont bénéficié de matériels et 8 d’entre eux sont introuvables depuis. Au PROSPETER, on avance que la réussite des entrepreneurs s’explique notamment par leur volonté d’aller de l’avant et de se prendre en main par eux-mêmes. Le projet vient en appui et leur a dispensé une formation sur la culture entrepreneuriale, la gestion simplifiée, le renforcement de leur savoir-faire dans les secteurs qu’ils ont choisi, soit la couture, la transformation du lait, les TIC, l’aviculture, l’apiculture… Le secrétaire général du ministère estime que plusieurs activités rurales offrent des conditions de vie décentes à condition de les gérer correctement et de les adapter aux demandes locales. Les licenciements massifs dans la zone franche ont fait craindre un gonflement de la pauvreté rurale. L’OPEA a réussi à résorber une partie de ces licenciements. Zoeliarinivo Razanadrakoto, une ex-employée d’une entreprise franche témoigne : « J’ai été licenciée et fait la queue au ministère pour m’inscrire à ce projet. J’ai été sélectionnée et PROSPERER m’a dotée d’une machine pour faire de la confection. Mon atelier compte 5 employés, des licenciés comme moi. La production augmente progressivement et nous approvisionnons maintenant des marchands au bazar de Noël de Mahamasina. Nous avons trouvé aussi une place pour vendre nos produits sur le marché d’Andravoahangy ».

Cette dame a démarré avec une économie de 50 000 Ar et les matériels de PROSPERER. Elle investit ses bénéfices dans l’achat d’autres machines et s’investit dans d’autres formations pour rehausser son savoir-faire. Quant à une jeune ex-chômeuse, Lova qui a mis en place l’atelier Création Aina, elle fait du tricotage et emploie 10 personnes. Elle avoue qu’elle réussit dans son secteur grâce à un esprit créatif, la volonté, la qualité et l’audace de faire face à la concurrence. Elle propose ses produits à des entreprises, des écoles, etc.

 

Fanjanarivo