President Ahmad : dissimuler l'incompétence… PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Avril 2012 07:28
Le président de la Fédération Malgache de Football (FMF) n'a pas convaincu, lors de l'émission spéciale Savaravina d'hier sur RNM. Le football malgache est au plus bas actuellement, et son équipe nationale est battue par des sélections insignifiantes, comme celle du Cap Vert, mais l'homme avance des motifs pour dissimuler son incompétence. En premier lieu, il fait croire que si le football malgache n'a pas de résultat, c'est surtout en raison des " ingérences " dans le fonctionnement de la FMF. En fait, de par les textes, la FMF est protégée par la FIFA et son président par exemple ne peut être limogé par le pouvoir politique. En second lieu, Ahmad laisse entendre que lui, natif de Mahajanga, n'est pas aimé par les Tananariviens, sentiment qui le gênerait dans l'exercice de ses fonctions. Il s'agit là du prétexte ethnique généralement avancé par les faibles qui n'ont pas d'autres excuses.
L'émission Savaravina en direct a été hier diffusée à partir de Mahajanga, peut-être pour donner l'impression que le président Ahmad, persécuté dans la capitale, se réfugie dans sa province natale. Curieusement, RNM s'est pliée à cette mascarade et y a dépêché ses reporters… En tout cas, le président de la FMF refuse la contribution des supporters, des spectateurs et des amoureux du ballon rond en général dans le fonctionnement du football, le réservant aux joueurs, aux arbitres et autres membres de ligue et de fédération. L'homme pense d'ailleurs que les tenants de la " malbouffe " et de l'obésité, comme Mac Donald, sont les premiers indicateurs du développement dans un pays. Beaucoup d'étroitesse d'esprit, donc, et on ne s'étonnera pas si notre football, pendant les dix ans de gestion Ahmad, est invariablement éliminé dès les tours préliminaires des compétitions africaines.
En tout cas, il n'est pas question d'ethnie, car la capitale a su apprécier les présidents de la FMF qui ont fait reluire le football malgache, comme Kidza Benoît, Ali Michel ou Benony Jacques. Face à son bilan particulièrement déplorable, Ahmad aurait dû s'effacer et laisser la place à d'autres, puisque ce ne sont pas les compétences qui manquent dans ce pays. Mais comme ces autocrates africains qui aiment le pouvoir pour le pouvoir et non pour le développement, l'homme s'agrippe à son fauteuil…
A.    R.