Filière maïs : une baisse des échanges commerciaux PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 16 Avril 2012 08:14
L’agriculture tient une place prépondérante dans l’économie du pays.
Bien que le riz domine, le maïs est omniprésent et se place en troisième position en termes de superficie après le riz et le manioc. Il occupe l’essentiel des surfaces cultivées par des petits agriculteurs qui ne commercialisent qu’une faible partie de leur production. Le maïs est considéré comme une culture vivrière servant essentiellement d’aliment de base surtout pour la population du Sud. Face à la crise alimentaire mondiale, l’exportation de maïs est suspendue temporairement en 2008. Il assure également une large part de l’alimentation animale notamment pour l’élevage extensif et semi-extensif.
Nous sommes dans un système où l’économie de pure subsistance et la majorité est autoconsommée ou échangée sur les marchés ruraux avec les artisans et commerçants locaux.
La culture du maïs possède de grandes potentialités grâce à son statut d’alimentation de référence. Le maïs occupe environ 200 000 ha pour une production de 170 000 t, soit un rendement moyen de 875 kg/ha. Cependant, la promotion de ce produit reste liée à l’absence de prix rémunérateur, de débouchés, de l'adoption des itinéraires techniques appropriés et des techniques de conservation et de stockage.
La fédération Miray regroupant 60 producteurs de maïs dans la région d’Alaotra Mangoro relate une baisse des importations et exportations de ce produit. La culture de maïs s’y étend sur une surface de 80Ha.
Le prix moyen en 2006 pour ce marché de référence est de 430Ar en période de récolte et 620Ar en période de soudure. De 2001 à 2006, les importations en maïs passent de 1 875 tonnes soit une valeur de 600 millions d’Ariary à 528 tonnes soit,  659 millions d'Ariary. Quand à l’exportation,  elles passent près de 8 000 tonnes, soit une valeur de 9 000 millions d’Ariary à 8 000 tonnes, soit 500 millions d’Ariary pour la même période. Les Comores (plus de 90% en 2005 et 2006) et Ile de la Réunion sont les principales destinations des exportations de maïs de Madagascar.
Madagascar se positionne en tant que 4ème plus grande île du monde mais aussi, sur 177 pays, il se trouve en  146ème position selon le 15ème indicateur annuel du développement humain (IDH) du PNUD en  2006. Près de 90% de l’ensemble des ménages pauvres (soit 80% de la population totale) vivent en milieu rural. Pauvre et affaibli par les crises économiques, Madagascar se caractérise par la consommation de riz estimée à plus de 100 kg/hab/an, soit la première consommation mondiale. Le  riz est l’aliment de base des Malgaches, et il  a un rôle très important dans la culture. Il peut  fournir près de 60% de la ration calorique et protéique par habitant (Bockel, 2005).
Le secteur rizicole constitue la principale activité économique du secteur rural à Madagascar. C’est aussi la principale activité économique domestique. La croissance de la population agricole est évaluée, en 2004-2005, à 2,4% par an (DSI/MAEP,2006) a depuis longtemps été abandonnée par les paysans au profit de la production d’un excédent de riz. Ce dernier est stocké et permet de satisfaire les besoins familiaux pendant la période de soudure (de Septembre à Février).
NIR