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Economie
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Mardi, 17 Avril 2012 08:19 |
La coalition PCQVP-Madagascar est, actuellement, conduite par une Coordination Nationale composée de cinq organisations, élues pour deux ans : l’Alliance Voahary Gasy (AVG), le KMF-CNOE, Soatsara Lovasoa (SOLO),
Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) et l’Union Nationale Malagasy des Droits Humains (UNMDH). Plus, 69 organisations de la société civile malgache, réunies en Assemblée Générale les 01 et 02 mars 2012, ont officiellement voté la création de la coalition nationale « Publiez Ce Que Vous Payez Madagascar » (PCQVP-Madagascar), affiliée au réseau international PCQVP. Ces organisations sont rassemblées autour d’un constat inacceptable : plus de la moitié des personnes les plus pauvres du monde vivent dans des pays riches en ressources minières, pétrolières ou gazières. Madagascar en est un parfait exemple, puisque les trois quarts de la population y vivent sous le seuil de pauvreté, alors même que le pays est un paradis géologique. La coalition PCQVP Madagascar a donc pour but d’agir et d’appeler à ce que les revenus provenant des industries extractives servent de base au développement et à l’amélioration des conditions de vie de la population malgache. Cette même mission est partagée par le réseau international PCQVP et ses 600 membres présents dans plus de 30 pays. Comme à Madagascar, les membres incluent des organisations de développement, de défense des droits de l’Homme, de protection de l’environnement, de promotion de la transparence et de l’éducation citoyenne. Les actions de la coalition PCQVP-Madagascar viseront à : renforcer le rôle et les capacités des organisations de la société civile concernant les lois, les contrats ou la fiscalité des industries du secteur extractif, notamment pour lui permettre de servir d’interface entre l’Etat et les populations des zones d’exploitation ; à obtenir, notamment à travers l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), la divulgation obligatoire, systématique et transparente des fonds de toute nature versés par les industries extractives et reçus par les administrations, à tous les niveaux; à s’assurer que les pouvoirs publics, aussi bien au niveau central que local, gèrent et emploient les revenus générés par le secteur extractif d’une manière favorable à la population malgache; à combattre la corruption sous toutes ses formes en matière d’exploitation des ressources naturelles ; et à favoriser l’inclusion dans le débat public de la question de la transparence des industries extractives.
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