|
Economie
|
|
Jeudi, 19 Avril 2012 08:29 |
La prématurité est la première cause de décès néonatal. Le pronostic des prématurés est généralement très sombre.
Un accouchement prématuré est la survenue d’un accouchement entre 22 et 36 semaines d’aménorrhée (SA) révolues donnant naissance à des enfants immatures. Les nouveau-nés sont très vulnérables face à toutes les agressions extérieures, en particulier les infections. La menace d’accouchement prématuré est une urgence obstétricale pouvant se compliquer et surtout en l’absence d’une prise en charge adéquate. La prématurité est la première cause de morbimortalité foetale. D’après le Professeur Raobijaona Honoré « Les cas de nouveaux nés prématurés et les infections materno-fœtales sont très fréquents ces jours-ci ». D’après lui « L’insuffisance des suivis durant la grossesse sont insuffisants en est la première cause ». Durant l'année 1997, sur les 7 717 accouchements au Befelatanana, 1 394 accouchements prématurés, soit 18,1%. En 2009, la menace d’accouchement prématuré était la première cause d’hospitalisation des femmes enceintes, soit à 62,6 %. Les facteurs de risques d’accouchement prématuré sont multiples. La consultation tardive en est aussi la cause pour les 16,9% des situations. Le bas niveau socio-économique figure en tête de liste avec 92,3%, suivi de l’illégitimité de la grossesse qui est évalué à 53,8% des cas. Pour la première cause, elle s’explique par la pauvreté des Malgaches. Chez les établissements privés, les tarifs des consultations pré-natales, systématiquement par mois au début de la grossesse et par semaine à partir d’une certaine période de celle-ci, sont à 10 000 Ariary minimum. Chez les établissements publics, ils sont à 5 000 Ariary. « Bien que j’aimerai bien aller dans les établissements privés pour mon accouchement, je n’aurai jamais les moyens. Avec les frais de consultations pré-natales, je peux toujours me débrouiller mais quant le jour J arrive, je risque de ne pas avoir l’argent nécessaire » nous explique une femme enceinte. La prévention de la menace d’accouchement prématuré est basée surtout sur le dépistage des facteurs de risque. La pauvreté et la nulliparité constituent les principaux facteurs de risque. Les adolescentes et les femmes âgées de plus de 35 ans sont les plus exposées à l'accouchement prématuré. L'accouchement prématuré est lourde de conséquences tant pour la mère que pour l'enfant. Sa réduction ne peut résulter que de l’amélioration simultanée conjuguée de l’éducation sanitaire, objectivée par l’assiduité des femmes aux consultations pré- et postnatales, et de celle de la qualité des prestations des centres de soins. L’objectif du millénaire pour le développement (OMD) vise à réduire de deux tiers le taux de mortalité infantile, en passant de 93 enfants sur 1000 mourant avant l'âge de cinq ans en 1990 à 31 pour 1000 en 2015. C’est encore très lointain. NIR
|