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Edito
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Vendredi, 20 Avril 2012 09:07 |
Il est vrai que la mise en place du gouvernement de Transition, du congrès de transition, du conseil supérieur de la Transition et de la CENI, a permis de sortir d’une longue période d’incertitudes. Mais elle n’a pas contribué à rassembler la classe politique autour d’un thème, censé éliminer les tensions.
L’on assiste depuis quelques jours, une série de déclarations, de défis, émanant notamment de Free FM, destinés à Andry Rajoelina. Lalatiana Ravololomanana, de la mouvance Zafy Albert, critique de manière violente, en début de semaine, la ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, car cette dernière aurait négligé la plainte de l’ancien président, Zafy Albert, contre M. Rajoelina. Une plainte relative à l’exportation de bois de rose. Une plainte serait, dit-on, déposée dans quelques jours, contre M. Zafy, à propos du financement parallèle ayant à l’époque asséché les caisses de l’Etat. En tout cas, la montée des griefs de notre consoeur Lalatiana Rakotondrazafy, actuelle directeur de publication du Free FM, envers le ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason (son ancien collaborateur au sein de Viva), suite à une lettre de mise en demeure, envenime l’atmosphère médiatique de l’île. Pas plus tard qu’hier, Miandrisoa Jean Marcel de la mouvance Zafy Albert a descendu (politiquement) Voninahitsy Jean Eugène, président du groupement les AS. « Entre Côtiers, on devrait s’entendre, mais Miandrisoa s’accroche à Ravalo et Zafy… » déplore un membre du CT, proche de TGV. Les cadres du TIM ne sont plus sur la même longueur d’onde. C’est là un atout pour Andry Rajoelina… Le recours à la stratégie de tensions est un jeu dangereux pour un pays encore dans la sortie de crise. Des tensions n’ont pas disparu avec la mise en œuvre de la Feuille de route… Voilà un défi qu’on doit relever.
James R.
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