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Actuellement, la situation socioéconomique à Madagascar est très alarmante. Plus de la moitié de la population malgache " nage " encore sous le seuil de la pauvreté.
Des efforts ont été entrepris mais en vain. C'est pourquoi les économistes universitaires décident de lever le voile et de briser le silence. Durant une conférence de presse qui s'est tenue hier, à l'enceinte de Radama Hotel Isoraka, sur le thème " Situation économique alarmante : les économistes universitaires s'expriment ", leur porte-parole, le Docteur Ramiarison Herinjatovo Aimé, a tout de suite étalée la discussion sur la réalité : l'économie nationale est "malade". Notamment, les crises politiques que le pays a connues jusqu'ici ont fortement engendré des conséquences néfastes sur le plan socioéconomique. Non seulement le pouvoir d'achat des malgaches diminue mais le taux de consommation par personne a aussi fortement chuté. Le chiffre est actuellement très alarmant : 404.000Ar/an soit 1106Ar/jour. Et selon les indicateurs sociaux de pauvreté, près de 76,5% des malgaches soit 2/3 de la population totale sont actuellement déclarés être dans la pauvreté extrême (avec moins de 2100kcal/jour) si en 2008 le nombre était encore à 68%. D'où la nécessité d'interventions, la situation impose. Mais quelles en sont les causes ? En raison de l'insuffisance d'investissements publics, les dépenses destinées pour le fonctionnement de l'Etat ont de plus en plus diminué. De plus, ces dépenses ne sont pas utilisées conformément aux priorités de l'Etat malgache qui sont : les préparations des élections, le renforcement de la sécurité, l'amélioration de la production agricole, la stabilisation de la sécurité alimentaire, l'amélioration de la santé et du système éducatif, l'exploitation de l'énergie, la revivification de l'image du tourisme, et le bon fonctionnement des affaires administratives. A titre d'informations, pour le cas du Ministère des Finances et du Budget, statistiquement les indemnités sont 1,7 fois supérieures à son niveau de 2009 (13,89% du PIB), et les achats de biens et de services ont de même doublé par rapport à son niveau de 2009 (40,72% du PIB). Alors que l'Etat malgache, pour fonctionner, nécessite près de 700.000.000 de dollars par an. A part tout cela, notons que 90,5% de la population active, soit 9.300.000 malgaches intègrent le secteur informel. Seul 9,5% soit 922.000 malgaches sont classés être des salariés. Bref, ces économistes universitaires ont déclaré qu' en raison de l'insécurité grandissante, de l'imminence d'une crise socioéconomique grave, de l'échec des tentatives de redressement économique, et malgré les conflits politiques et la fuite en avant du gouvernement, les interventions en matière d'économie ne doivent plus figurer en arrière plan. La stabilité économique n'est plus un objectif mais plutôt une nécessité pour la nation malgache. Pour cela, ils se tiennent prêts à sauver l'économie malgache et à offrir gratuitement leurs services. Soulignons que ces économistes universitaires sont composés par des corps de professeurs chercheurs en économie tel que le Docteur Ramiarison Herinjatovo ; le Docteur Rado Rakotoarison ; le Docteur Olivaniaina David Rakoto ; le Docteur Mahefasoa Dina Randrianarijaona ; le Docteur Mamy Fredy Randriarimalala ; le Docteur Maminavalona Randretsa ; le Professeur Eric Thosun Mandrara ; le Professeur agrégé Mamy Ravelomanana ; et le Chef de Département Refeno Fanjava. Pour conclure, disons que la situation socioéconomique malgache s'aggrave de plus en plus. Et économiquement parlant, 2/3 de la population sont au milieu du danger. Pas étonnant que les entités économiques malgaches tels que les économistes universitaires, ont pris le "micro ". Ils hissent haut leur patriotisme en nous proposant les remèdes adéquats pour sauver le monde économique tout en assurant un développement durable pour Madagascar. Autrement, comment atteindrions-nous l'objectif de 2015 qu'est de réduire de moitié la pauvreté à Madagascar ? Niony H. |