Gouvernance environnementale: L’Alliance Voahary gasy veut susciter le débat PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 23 Mai 2012 08:06
Les 24 et 25 mai prochains à l’hôtel Panorama, la plateforme d’organisations de la société civile oeuvrant pour l’environnement ou Alliance Voahary gasy organisera un atelier-débat. Hier au Panorama, son coordonnateur national Andry Andriamanga Ralamboson a expliqué le pourquoi de cet atelier : « Nous avons constaté que les échanges sont insuffisants entre les acteurs du secteur et entre le triumvirat constitué par l’administration, le secteur privé et la société civile. L’atelier permettra à ces différentes entités d’identifier les causes profondes des problèmes et d’apporter des solutions ». Cela veut dire qu’il a des visées constructives et ne sera donc pas un espace où l’on fera le procès de telle ou telle personne ou de telle ou telle entité. Cet atelier ne sera pas non plus un mur de lamentation sur les erreurs et dérives en gouvernance environnementale. En revanche, il devrait déboucher sur des recommandations actives, c'est-à-dire des propositions pour remédier à la situation actuelle. Des recommandations proactives sont également attendues des participants afin d’éviter les erreurs du passé et d’avoir une vision pour le futur. La société civile oeuvrant pour l’environnement s’engage d’ores et déjà à faire le suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. L’idée est de ne pas dépenser inutilement du temps et de l’argent pour un atelier de plus, mais d’aboutir à des actions concrètes, des engagements…

L’atelier organisé par l’Alliance Voahary gasy ne sera pas confiné à des participants spécialistes et représentants des entités concernées. En effet, un grand débat télévisé et radio est prévu le 25 mai. Il permettra au grand public d’intervenir directement par téléphone grâce au numéro 512, un numéro gratuit pour les abonnés d’Orange. Le coordonnateur national de l’Alliance précise que l’implication du public répond à la déclaration de Rio de 1992, comme quoi tous les citoyens devraient participer au débat et aux décisions concernant l’environnement. Pour ce faire, il a droit à l’information. Le débat télévisé et radio est censé susciter les réflexions du public, l’inciter à prendre part à la gouvernance environnementale. Concernant le numéro 512, il reçoit en moyenne 20 appels par jour pour des compléments d’information, notamment sur les thèmes suivants : les trafics illicites, les mines, les bois de rose. Lancé il y a quelques semaines, ce numéro gratuit rencontre ainsi un succès car au tout début, il n’enregistrait que 5 appels par jour. Ce numéro a été mis en place pour inciter le public à prendre par à la gouvernance environnementale, que ce soit en dénonçant des situations anormales, en proposant des pistes de réflexion pour améliorer cette gouvernance, etc.