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Une réforme foncière est en cours depuis les années 2000 à Madagascar avec la mise en place d’outils dédiés localement, les guichets fonciers, inscrits dans une politique nationale (le Plan national Foncier pu PNF), axée sur la sécurisation foncière (Teyssier et al, 2006, 2007).
Le premier guichet foncier de Madagascar a été mis en place dans la commune rurale d’Amparafaravola. Son inauguration a eu lieu e 4 juillet 2005. Le projet Imamba Ivakaka synonyme de reboisement est une des composantes principales de ce projet visant à mettre en place une démarche de sécurisation foncière et d’aménagement du territoire à travers la structuration des producteurs autour des Zones de Gestion Concertée . Ces dernières correspondent à de petits espaces bien perçus et délimitables par les usagers, et dont la superficie relativement réduite, généralement proche d'une centaine d'hectares, facilite une gestion de l'espace par une communauté paysanne, regroupée en Organisation de Producteurs. Une enquête fut réalisée auprès de 19 agriculteurs en 2007, Concernant 7 communes autour d’Ambatondrazaka ainsi que dans le bassin versant en amont des périmètres irrigués Imamba et Ivakaka, le Projet de Mise en Valeur et de Protection des Bassins Versants du Lac Alaotra (projet BV Lac) développe aussi un volet sur la sécurisation foncière en continuité des actions entreprises durant le Projet Imamba-Ivakaka. Le lac Alaotra, un des principaux greniers à riz de Madagascar, est un lieu. Le pays n’est pas autosuffisant malgré une production de 3,392 million de tonnes de paddy en 2005 (soit un équivalent de 2,035 millions de tonnes de riz blanc) et importe du riz (317 967 000 tonnes en 2005 soit 13,5 % de la consommation total de riz blanc) Fin 1993, ce projet avait contribué à la délivrance de 25 premiers titres individuels selon les principes de la dotation foncière au Fokontany suivie d’un morcellement et d’une procédure d’immatriculation foncière individuelle. En 2003, l’une des premières activités du projet BV Lac Alaotra a d’ailleurs été de finaliser les dossiers fonciers de 3 ZGC (Malamamaina, Analalava, Analalavaloha) selon une procédure identique pour aboutir fin octobre à la remise officielle de près de 90 titres individuels. En trente ans, le paysage d’Analalavaloha a fondamentalement évolué. Dans les années 1950, il y avait des forêts naturelles denses, des cypéracées dans les bas fonds et du bozaka sur les tanety. La région du lac Alaotra représente un espace avec un potentiel agricole important considéré comme peu mis en valeur par la population locale Dans les années 1980, 15 ha de rizières irriguées sont aménagés par les agriculteurs dans les bas fonds. Les agriculteurs cultivent du riz et du manioc. Ces zones sont maintenant pratiquement désertées tant le nombre de têtes par élevage a diminué du fait de nombreux vols dans les années 1970-1990. 17% de la surface d’Analalavaloha est dans le cas totalement inverse ; c'est-à-dire qu’aucun aménagement n’était prévu en 1993 mais pourtant ces parcelles font l’objet de mise en valeur. Pendant les 4 années du projet Imamba-Ivakaka, les surfaces en eucalyptus ont presque doublé : elles étaient de 11 ha avant 1993 et atteignent les 19 ha à la fin du projet. Le projet a donc bien constitué une alternative intéressante localement pour les producteurs et a surtout servi à lancer une tendance. A partir du projet BV Lac, 2003, la plantation d’arbres fruitiers prédomine. Le riz dont le rendement moyen est d’environ 3 t/ha pour le riz irrigué et oscille autour de 2 t/ha sur les parcelles connaît une moins bonne maitrise d’eau. Dans le but d’optimiser les surfaces cultivables, la plupart des agriculteurs pratiquent des cultures de contre saison sur les rizières. NIR |