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Moins de 2% (deux) des foyers malgaches disposent d’ordinateurs chez eux.
Cela est surtout dû à la faiblesse du pouvoir d’achat, relevé notamment chez les citadins qui en ont le grand besoin. Même les ordinateurs recyclés venus d’ailleurs, vendus environ 350 000 ar, ne sont pas à la portée d’un étudiant ou d’un enseignant. Beaucoup se soucient peu de la qualité, ni de la marque : pourvu que l’ « ordi » fonctionne, et rend service à son utilisateur. Voilà un outil vital, à l’heure où un travail dans l’entreprise et au sein de la fonction publique nécessite la maîtrise d’un PC. Ainsi, dans les Curriculum Vitae, les mentions « aptitudes » incluent forcément la capacité de la personne à manipuler les logiciels Word et Excel. De plus, l’importance qu’a prise Internet dans les relations tant sociales que professionnelles rend l’ordinateur indispensable. Néanmoins, sa maintenance est une autre histoire. En effet, outre les divers matériels qui la composent, et qui coûte plus ou moins chers, les virus informatiques constituent le principal problème des particuliers. Rares sont pourtant les personnes qui savent où se procurer, par exemple, des antivirus ou même comment les mettre à jour. C’est pourquoi ils se rendent dans les premiers cybercafés qui en vendent. Le problème, est que ces antivirus sont vendus chers, lorsqu’ils sont disponibles gratuitement sur la toile. Il suffit en ce cas de taper la référence ou le nom de l’antivirus en question sur Google ou un autre moteur de recherche. Et le tour est joué. En tout cas, les nouvelles technologies de l’information ne sont pas encore bon marché à Madagascar. Ailleurs, en Asie et dans certains Etats africains, comme au Maroc, des firmes à l’image d’IBM, Dell, HP, etc., lancent fréquemment des campagnes de promotion à l’endroit des sociétés, des universités, en somme des consommateurs bien ciblés. Dommage, ce qui n’est pas le cas dans notre pays... Sarah R. |