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Continuer à vendre à perte comme c’était le cas depuis mars 2011, ou réclamer auprès des instances décisionnelles compétentes l’ajustement des prix à la pompe selon les paramètres et variables du marché mondial en matière de produits pétroliers.
En tout cas, personne, surtout dans le contexte qui prévaut actuellement dans le pays, n’a pas envie d’assister à une nouvelle hausse des prix du carburant. Comment faire alors pour parvenir à un certain équilibre quant aux traitements à donner aux consommateurs et aux différentes compagnies pétrolières présentes sur place actuellement ? Aucune certitude, du moins pour l’instant, quant aux réponses à donner à cette question. En tout cas, pour le groupe Total dont le directeur pour les zones de l’Afrique et du Moyen-Orient séjourne actuellement à Madagascar, il ne peut y avoir de solutions miracles à ce genre de problèmes. Sur ce même point qui doit forcément intéresser le plus grand nombre, Momar Nguer, lors d’un point de presse tenu hier à l’hôtel L’Ibis, a dans un premier tenu à signaler que les décisions à prendre dans le secteur pétrolier sont étroitement liées, dans la majeure partie des cas, à celles à faire valoir dans le domaine politique. D’où, la première difficulté rencontrée par l’ensemble des acteurs et parties prenantes dans la filière (les dirigeants, les consommateurs, les compagnies pétrolières, et les transporteurs notamment) pour faire fructifier vraiment les négociations entreprises jusque-là, visant le redressement de la situation. « En fait, je ne suis pas venu ici pour dire aux responsables locaux qu’il faudrait augmenter les prix à la pompe du carburant ; et ce, malgré que Total vende à perte, à présent, à Madagascar », a rassuré ce haut responsable du groupe. Seulement, selon les propos tenus hier par Momar Nguer, l’Etat (malgache) a le choix entre l’allègement du régime fiscal régissant le secteur sur le plan national, ou la hausse progressive des prix du carburant par les compagnies pétrolières, pour la résolution de ce problème de taille dont les répercussions les pénibles s’abattent généralement sur la masse. A ce sujet, si ce même responsable du groupe Total se réjouit d’avoir été « bien écouté » par les dirigeants locaux dont le chef de la Transition lors de rencontres qu’il a eues avec ces derniers hier, le DG de Total Madagascar, Thierry Gautier, a laissé entendre hier que le processus de libre détermination des prix par chaque compagnie semble actuellement en passe d’être avalisé par l’Etat… A.D. |