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Aussi utiles soient-ils, les « bouffes mobiles », notamment ceux d’Analakely, sont contraints de se déplacer ailleurs pour continuer à satisfaire leurs clients.
Malgré l’appel aux organes de presse que les 12 membres « bouffes mobiles » réunis ensemble ont tenu le 23 juin dernier, les responsables au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo tiennent à appliquer la loi du marché en précisant le ton. Selon Razafimbelo Johary, chef de Service des Marchés Urbains, la CUA n’a pas délivré d’autorisation de vendre à ces « bouffes mobiles » pour cette année 2012. Les responsables sont en cours de rechercher tous les moyens pour déplacer ces véhicules marchands vers d’autres espaces adéquats. Ils ont envoyé ce mois dernier des lettres de renvoi aux propriétaires de ces véhicules. De telles décisions ont été prises, dit-il, afin de libérer des espaces, ou plus précisément l’ « axe central » de la capitale reliant Ambohijatovo Ambony à la Gare de Soarano. Ainsi donc sont touchés par ce renvoi les « bouffes mobiles » se trouvant sur les rues d’Andrianampoinimerina, de Tsiazotafo, et de Tana Gallery. Ce qui signifie donc que ce ne sont pas tous les véhicules « bouffes mobiles » qui devront partir mais seulement ceux se trouvant au cœur de la circulation de la ville d’Analakely. A part cela, aucune autorisation de constitution n’a non plus été délivrée pour les nouveaux « bouffes mobiles », même pour vendre dans des places autres que l’axe central. Toutefois, le chef de Service des Marchés Urbains a noté qu’ils ont donné 72h à ces marchands en véhicules depuis ce 22 juin mais en vain. Bien que quelques uns d’entre eux aient respecté les règles et lois émises, de nouvelles mesures devront être entreprises afin de les envoyer tous vers d’autres terrains puisque sans l’autorisation 2012, ils enfreignent la loi. Selon toujours ses dires, la CUA leur a déjà attribué un lieu où ils peuvent continuer à vendre, bien avant même ce renvoi. Du coté des marchands, une dame a mentionné que ce serait difficile pour elle de l’admettre étant donné qu’elle s’y est implanté là avec son « bouffe mobile » depuis plus de 9 ans. Pour elle, les « bouffes mobiles » ne constituent en aucun cas des problèmes pour la circulation puisque ces véhicules peuvent se déplacer. Cette dame est donc contre cette prise de décision assez soudaine et souligne ne point se déplacer qu’importe les actions des éléments de la CUA pour son renvoi. Bref, la circulation dans la grande ville est certainement dérangée mais ce n’est pas seulement à cause des « bouffes mobiles » mais à cause de tous ces marchands ambulants barrant la route des passagers. Le problème donc ne réside pas trop sur la constitution de ces marchands mais plutôt dans la gérance des affaires de la CUA. Comment éradiquer la prolifération du secteur informel, qui d’une part procure à quelques uns des moyens de survie à cette crise économique nationale mais qui d’autre part engouffre la sécurité et la paix publique ? Niony H. |