Journée mondiale de la Population: Place à la santé publique PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Juillet 2012 08:02
L’honneur revient à Tuléar, chef-lieu de la région Atsimo-Andrefana, qui accueille la célébration officielle de la « Journée mondiale de la Population » ce jour. Sous le thème « Accès universel aux services de santé procréative », l’objectif est surtout de sensibiliser le public et les décideurs à tenir compte de l’importance de la santé de la population dans un pays et surtout de les conscientiser  sur la nécessité de venir en aide à des personnes en situation de handicap. La santé publique négligée et peu considérée ces jours-ci. Pourtant, le développement du pays en dépend exclusivement. Que peut-on espérer d’une population malade ? Ainsi, la Journée sera certainement une occasion pour les autorités ministérielles et les responsables de rappeler à la population locale et la population malagasy toute entière la nécessité de tenir en compte ce secteur.  Non seulement pour le bien être de la famille mais aussi pour que la production nationale ait des retombées positives sur chaque foyer.

En 2010, les dépenses allouées à la santé ont diminué de 30 %par rapport à l'année précédente. Le budget de la santé pour 2012 a été réduit de moitié par rapport à 2011. Pourtant, la Banque mondiale, affirme que le financement extérieur du secteur de la santé est passé de 92 à 160 millions de dollars entre 2008 et 2010. Selon les chiffres du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), 214 centres de santé avaient fermé leurs portes en janvier 2011, la plupart à cause d'une pénurie de travailleurs de la santé. Non seulement, le nombre du personnel de la santé n’est pas proportionnel au nombre de population malgache mais le non-paiement ou le sous paiement ne motivent pas pour autant.

Et aussi, ces centres de santé manquent aussi de spécialistes. De 1998 à 2001, les ratios en personnel public de santé sont passés respectivement de 1 pour 13.709 habitants à 1 pour 6.692. Un peu de changement positif mais cela ne suffit pas pour autant. Avec la fermeture des centres de santé, les habitants ont du parcourir des distances encore plus grandes. Et même si les traitements sont gratuits pour les pauvres, ceux-ci doivent  prendre en charge  le coût du trajet pour se rendre jusqu'à l'hôpital et débourser pour d'autres services une fois arrivés. La situation est critique et le déclin du secteur de la santé est plus qu’évident. Bien que des efforts  aient été fournis pour améliorer ce domaine, beaucoup reste à faire On peut dire que  l'objectif de l'accès universel aux soins de santé n'a jamais été atteint.

NIR