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Région Bongolava: Le Dinan’i Melaky a la cote… |
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Mercredi, 11 Juillet 2012 08:03 |
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A Tsiroanomandidy pour ne pas dire dans toute l’étendue de la Région Bongolava, les avis sont largement divisés, à propos du contexte de l’insécurité toujours grandissante dans le pays.
Il est peut-être vrai que ces points de vue diamétralement opposés selon les intimes convictions des uns et des autres visent tous un seul et même objectif : faire en sorte à ce que la Région recouvre la sérénité sur le plan social, et le minimum de sécurité sur le plan des affaires. Mais à entendre le conseiller supérieur de la Transition Hajanirina Ramaherijaona qui s’est prononcé hier sur la question, il semblerait que certaines personnalités politiques à la tête de cette Région de l’île exercent des influences douteuses rendant aléatoires la mise en application des mesures sécuritaires les plus convenables pour contrer un tel fléau national. Originaire du Bongolava tout comme ses deux collègues siégeant au Congrès de la Transition qui se sont joints à lui lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel GV Inn (Andrefan’ Ambohijanahary), Hajanirina Ramaherijaona a insisté hier sur le fait que « la majeure partie de la population aspire actuellement à l’instauration du Dinan’i Melaky en guise d’arme de défense et de prévention, contre le phénomène dahalo notamment ». Seul obstacle majeur quant à la réalisation de ce vœu du peuple, « des hauts responsables de l’administration territoriale, le chef de la Région Bongolava en l’occurrence, souhaite la mise en application d’un autre Dina à la place de celui né dans la Région Melaky ; sauf que celui-ci (Dinan’ny Bemiray est son appellation) s’avère peu suivi par le public local ». A part le volet consacré à l’étude du phénomène de l’insécurité dans le pays mais aussi les visées purement politiques de ses organisateurs (entendre les trois parlementaires précités) – dont en particulier le renversement du chef de Région pour cause de mauvaise gouvernance – cette même rencontre d’hier aura permis, notamment aux membres de la presse, de vérifier l’existence de conflits d’intérêts bien nourris au sein des différentes hiérarchies de l’administration publique ; du moins dans le Bongolava. « En fait, notre objectif n’est surtout pas de se désolidariser des instances de la Transition ; au contraire, notre présente action consiste en la sauvegarde du pouvoir transitoire dont l’image est actuellement salie de diverses façons par des politiciens malveillants », s’est expliqué Hajanirina Ramaherijaona sur ce point. A.D. |