Accidents graves: Que font les gendarmes ? PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 06 Août 2012 05:55
Tragédie dans la nuit de samedi à dimanche sur la RN4 (Tana-Mahajanga) : un car de la coopérative Fifiabe est sorti de la route, a heurté le talus et a fait des tonneaux sur la chaussée. L’accident est survenu vers minuit au PK 215, près d’Andriba (district de Maevatanana). Bilan : sept morts et 55 blessés dont plusieurs graves. Sous l’afflux des blessés, l’hôpital de Maevatanana fut débordé et fut contraint d’évacuer certains vers la capitale ou vers Mahajanga… Le véhicule a quitté la capitale et se dirigeait vers Sambava.

En tout cas, un voyage en minibus de coopérative, fait la semaine dernière sur le trajet Tana-Ambatolampy Gare a attiré notre attention sur les principaux facteurs d’accident. En premier lieu, le véhicule piloté par un jeune chauffeur était en excès de vitesse flagrante et risquait l’accident à chaque virage ou à chaque dépassement. En second lieu, les pneus étaient passablement usés et constituaient un risque grave. En dernier lieu, le porte-bagage du toit était plutôt surchargé, fait qui pouvait déséquilibrer le véhicule dans les tournants. Sur le trajet de 67 kilomètres, le minibus a été arrêté à trois reprises par des gendarmes, mais au lieu de contrôler les facteurs de risque, ces derniers ont surtout vérifié les papiers. Visiblement d’ailleurs, les gendarmes étaient des familiers des chauffeurs, et lors de ces contrôles, les deux parties s’échangeaient des plaisanteries. Enfin, ces gendarmes étaient postés à des endroits habituels, bien connus des chauffeurs, et ne pouvaient donc détecter la plus grande cause d’accident qui est l’excès de vitesse. Espérons que les plus hauts responsables de la Gendarmerie remanient leurs méthodes, notamment les contrôles routiers, afin de mieux prévenir les accidents.

  1. R.