Himo: Plusieurs programmes en cours PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 06 Août 2012 05:56
Plusieurs programmes de travaux publics à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sont en cours d’exécution à l’heure actuelle à Madagascar. Tous ces programmes fournissent un salaire (en espèces ou en nature) en échange d’une participation à des travaux publics. Si les modalités spécifiques varient selon les programmes, tous les programmes partagent l’objectif commun d’améliorer le revenu et la sécurité alimentaire des participants, tout en produisant des biens publics de base à haute intensité de main d’œuvre. A Madagascar, des microprojets typiques comportent la construction, la réparation et l’entretien d’infrastructures simples (routes de desserte rurales, petits ponts, greniers, réseaux d’alimentation en eau, systèmes d’irrigation, digues, coupe-vent), la reforestation, le ramassage des déchets, le nettoyage de canaux et la construction de latrines, tout un ensemble d’activités nécessitant une main d’œuvre abondante et simples d’un point de vue technologique.

Par ailleurs, le Rapport No. AAA68 – Mg de la Banque mondiale fait état que  les programmes HIMO sont également bien adaptés pour faire face aux besoins de redressement immédiats post-catastrophe. Bien que le contenu des travaux effectués varie selon les programmes et les types de microprojets, les rémunérations des bénéficiaires représentent environ 65 à 80 pour cent des coûts totaux d’un projet (Andrianjaka and Milazzo, 2008).

Plus précisément, d’après les mêmes informations, il apparaît que, les programmes de travaux publics à haute intensité de main d’œuvre actuellement en cours d’exécution à Madagascar sont les suivants : la composante argent-contre-travail du Projet de Sécurité Alimentaire et de Reconstruction d’Urgence financé par l’IDA. Ce projet de 40 millions $US d’une durée de trois ans comporte une composante argent-contre-travail de 12,3 millions $US. Il est mis en oeuvre par le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID) qui a été créé en 1993 en tant qu’organisme indépendant.58 Le projet doit se terminer en juin 2013. Cette composante cherche à accroître l’accès à des emplois à court terme dans des régions exposées à l’insécurité alimentaire. En fournissant des emplois à court terme, principalement pendant la période de soudure avant les récoltes, cette composante a pour objectif d’augmenter le revenu disponible et donc d’améliorer la consommation alimentaire des groupes vulnérables, notamment des femmes. Les projets de travaux publics sont sélectionnés par les autorités locales en consultation avec les communautés et se concentrent sur la prévention de l’érosion des sols et l’entretien et la réparation des petits systèmes d’irrigation, des routes de desserte et de petits ponts. Cette composante vise à fournir 7,8 millions de jours-personnes de travail manuel en argent-contre-travail à des individus pauvres, dont la moitié sont des femmes, dans des régions exposées à l’insécurité alimentaire et à mener à bien 1 600 projets de travaux publics (Banque Mondiale, 2008). Plus récemment, le programme a remplacé certaines journées de travail requises par une participation obligatoire à des programmes de sensibilisation sur le planning familial, le VIH/SIDA, l’hygiène et l’utilisation de l’eau et la protection environnementale, organisés par des ONG spécialisées.

De plus, le Ministère de la Santé travaille avec le FID pour mettre en place des mesures d’immunisation et de nutrition pour les enfants à l’échelle des communautés, pendant le déroulement des microprojets argent-contre-travail ;

En outre, le PAM met en œuvre un programme vivres-contre-travail dans le cadre de sa réponse d’urgence aux catastrophes naturelles (sécheresses, inondations, cyclones), réalisé au sein de son Intervention Prolongée de Secours et de Redressement.

Dans ce contexte, il importe de souligner que le FID a commencé à mettre en œuvre des programmes de travaux publics en 2002, dans le cadre d’un financement additionnel accordé au Projet de Développement Communautaire, qui visait à reconstruire et réhabiliter les infrastructures de base à la suite de deux cyclones majeurs.