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Finances extérieures: Vers la réouverture du robinet |
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Lundi, 06 Août 2012 05:57 |
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« Diverses rencontres avec les bailleurs de fonds se tiennent depuis quelques temps avec les techniciens du ministère des Finances et du Budget en vue de préparer la reprise des coopérations ».
Cette future reprise annoncée par le ministère se fait toutefois dans la discrétion. Le ministère lui-même précise, en effet, que ces contacts intensifs avec les différents bailleurs de fonds ne font pas l’objet de médiatisation. Quoi qu’il en soit, le calendrier électoral publié dernièrement semble donner un nouvel élan à la coopération avec les bailleurs de fonds. Rappelons que depuis la crise, les financements extérieurs ont accusé une forte baisse étant donné que la majorité des bailleurs de fonds ont suspendu le gros de leur aide. Ce n’est pourtant pas le cas pour le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) dont le soutien au monde rural se pratique à travers des projets étalés en général sur une moyenne de 7 ans. Une durée à même d’apporter des résultats tangibles et susceptibles d’être pérennisés. Au plan bilatéral, des pays comme la France n’ont pas fermé le robinet des aides. Sinon, les autres, qu’ils soient en relation bilatérale ou multilatérale avec Madagascar, ont préféré financer les secteurs de l’humanitaire et de l’urgence. Pour aggraver les choses, le pouvoir en place a suivi le même chemin en investissant dans des projets sociaux dont les impacts directs sur la population se font attendre. C’est le cas des projets de grands hôpitaux et autres infrastructures sportives et culturelles. Ils n’atténuent en rien la pauvreté dans laquelle vivent plus de 3/4 de la population. Quant à la reprise des discussions avec les bailleurs de fonds, le ministère des Finances évoque notamment celles menées avec la Banque mondiale. Celle-ci a adopté la même approche que les autres bailleurs mais plus tard, elle a partiellement repris ses financements, notamment pour l’agriculture et l’environnement. Dans la plupart des cas, les financements extérieurs sont contractés sous forme de prêts. Le ministère rappelle que le ministre des Finances et du budget est le seul habilité à contracter des emprunts au nom de l’Etat malagasy selon l’article 36 de la Loi organique n°2004-007 du 26 juillet 2004 sur les lois de finances (LOLF). Soit. Mais il faut signaler que depuis l’indépendance, les emprunts n’ont pas donné grand-chose en termes de croissance économique et de développement. Au contraire, la mauvaise gouvernance des projets sur fonds d’emprunts sous les régimes successifs a débouché sur l’appauvrissement de la population. Fanjanarivo |