Embouteillage et squatterisation: Quand les phénomènes se bousculent PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 09 Août 2012 06:48

Les voies de circulation reliant Ankadifotsy, Behoririka, Petite Vitesse et Andohan’Analakely ne connaissent pas de répit. L’embouteillage, phénomène quasi-incontrôlable ne fait que s’accroître.

Les explications fournies sont divergentes et les opinions contradictoires. Les uns affirment que les places des marchés sont l’une des causes, les autres lancent une mauvaise organisation de la circulation au niveau de la Commune. Mais que se passe-t-il vraiment dans la capitale ? Avec ses dizaines de milliers de voitures qui circulent tous les jours dans le centre ville, il ne se passe pas un jour sans que l’on rencontre un bouchon.

L’une des premières raisons de ces embouteillages monstres est l’emplacement des étals des vendeurs, illicites ou non sur la voie principale des usagers de la route. La chaussée ne suffit plus avec cette marrée humaine qui émerge de partout. Vendeurs de friperies, de pièces électroniques et de gadgets fanfarons made in China, vendeurs ambulants. L’entassement, le non respect des uns et des autres provoquent tout un chahut dès 8h du matin du côté de Soarano et de Petite Vitesse. Ces marchands, investissent les rues, bloquent la circulation et poussent comme des champignons. Indélogeable et incontrôlable malgré l’insistance des agents de la commune à vouloir les replacer dans les marchés formels.

La deuxième raison est que, avec le phénomène de squatterisation de nombreux véhicules sur le trottoir, la route devient de plus en plus étroite. A pas d’escargot, les conducteurs n’arrivent pas à circuler aisément. Behoririka est assailli par des hordes de véhicules. Des transporteurs de marchandises aux petites voitures des particuliers, tous s’entassent sur les côtés de la route, limitant les manœuvres des automobilistes. Il n’en reste pas moins qu’Ankadifotsy pourrait bien être le premier parking privé accaparant les trottoirs et les routes goudronnées de la ville.

Il faut savoir dès lors que tous ces phénomènes s’imbriquent et dépendent les uns des autres. Si le marchand ne mettait pas ses produits sur la route et si les automobilistes pouvaient garer leurs véhicules convenablement, et enfin, si des places sont aménagées pour recevoir, d’une part, les vendeurs et d’autre part, les véhicules en stationnement, tout marcherait pour le mieux. Malheureusement, comme Radomy le dit si bien « le pays est en crise, alors chacun fait de son mieux pour s’en sortir. Laissez nous faire ce que nous savons faire sans que nous ayons à voler qui que ce soit. » Et le quotidien des malgaches se bouscule. Entre les embouteillages qui n’en finissent plus et le prix de la vie qui durcit considérablement.