Travaux publics à haute intensité de main d’œuvre: Le nombre des bénéficiaires augmente PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 09 Août 2012 06:49

HIMO,  des  programmes de travaux publics à haute intensité de main d’œuvre sont en cours d’exécution à l’heure actuelle à Madagascar.

Le FID, le PAM, l’USAID, l’ONN et l’OIT sont les principaux initiateurs de ces projets qui ont  un objectif commun, celui d’améliorer le revenu et la sécurité alimentaire des participants, tout en produisant des biens publics de base à haute intensité de main d’œuvre. Mis en œuvre par le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID) et créé en 1993, le projet argent-contre-travail du Projet de Sécurité Alimentaire et de Reconstruction d’Urgence financé par l’IDA coûte  40 millions de dollars et s’étale sur une durée de trois ans comportant une  composante argent-contre-travail de 12,3 millions de dollars. Tous ces  programmes fournissent un salaire, en espèces ou en nature, en échange d’une participation à des travaux publics.

A Madagascar, la construction, la réparation et l’entretien d’infrastructures simples constituent tout un ensemble d’activités nécessitant une grosse main d’œuvre. Et les programmes HIMO sont également bien adaptés pour faire face aux besoins de redressement immédiats post-catastrophe. Bien que le contenu des travaux effectués varie selon les programmes et les types de microprojets, les rémunérations des bénéficiaires représentent environ 65 à 80 % des coûts totaux d’un projet. Pendant la période de soudure avant les récoltes, ces projets  fournissent des emplois à court terme.  Dans cette optique, augmenter le revenu disponible et donc d’améliorer la  consommation alimentaire des groupes vulnérables, surtout les femmes, en est le principal objectif. Cette composante vise à fournir 7,8 millions de jours-personnes de travail manuel en argent-contre-travail à des individus pauvres dans des régions exposées à l’insécurité alimentaire et à mener à bien 1 600 projets de travaux publics (Banque Mondiale, 2008).

Ils  contribuent également à améliorer la capacité de résistance à long terme des communautés, en mettant l’accent sur la protection de l’environnement et les infrastructures qui favorisent la production agricole. Les projets de travaux publics sont sélectionnés par les autorités locales en consultation avec les communautés et se concentrent sur la prévention de l’érosion des sols et l’entretien et la réparation des petits systèmes d’irrigation, des routes de desserte et de petits ponts. Pour le PAM, le programme vivres-contre-travail du programme de pays (Country Program), connu sous le nom de « sécurité alimentaire et protection de  l’environnement », a été lancé en  2005 pour prendre fin en 2013. Il se concentre sur les régions sud de Madagascar qui sont touchées par des sécheresses de manière chronique.

Tout comme les autres projets, le but est de fournir un emploi temporaire pendant la période de soudure (octobre-avril) et de mettre en place des moyens d’existence durables, à travers des projets vivres-contre-travail pour la reforestation, les réseaux d’alimentation en eau, les coupe-vent et d’autres infrastructures. Le projet vise également à renforcer la capacité de résistance de la population et il est considéré comme une  approche préventive de la gestion des risques liés aux catastrophes. Pour le projet  SALOHI qui signifie « Renforcer et Accéder aux opportunités de vie pour un impact au niveau des ménages » (Strengthening and Accessing Livelihoods Opportunities for Household Impact), il s’agit d’un programme de développement intégré de 85 millions dollars US sur une période de 5 ans. Ayant commencé en 2009 avec pour finalité  de réduire l’insécurité alimentaire et  d’améliorer les opportunités de vie, la santé et la nutrition de 98 500 ménages vulnérables dans 21 quartiers de l’Est et du Sud régulièrement touchés par des cyclones, des inondations et des sécheresses. Le programme comporte une petite composante vivres-contre-travail qui vise à renforcer la capacité de résistance aux chocs. En 2007, les bénéficiaires des Programmes de Travaux Publics à Haute Intensité de Main d’Œuvre sont estimés à 146 629 et passent à  319 701 en 2010. Pour les mêmes années, les emplois créés sont évalués à 4.218.373 à 7.881.250. Les principaux programmes soutenus par l’IDA, le PAM, USAID, l’ONN et l’OIT ont créé environ 4 millions jours-personnes de travail par an entre 2007 et 2009 et presque 8 millions en 2010.

NIR