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Ravalomanana en Afrique du Sud: Vers une autre affaire… |
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Jeudi, 09 Août 2012 06:58 |
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Marc Ravalomanana est poursuivi devant la justice sud-africaine dans l’affaire du carnage du 7 février 2009, devant le palais d’Ambohitsorohitra.
La requête a été engagée par l’AV7, c’est-à-dire l’association des victimes du 7 février. Mais l’ex-chef d’Etat pourrait aussi comparaître dans un autre dossier : l’achat d’armes en Chine, au début de 2009, pour faire échec aux émeutes à Antananarivo. Ces armes auraient transité en Afrique du Sud avant d’être envoyées à Antananarivo. C’est le parti d’opposition sud-africain, Alliance Démocratique qui demande une enquête sur la question. Comme on s’en rend compte, l’initiative n’est pas dirigée contre Marc Ravalomanana, mais plutôt contre le gouvernement en place, issu du parti ANC. Si l’enquête est diligentée, Marc Ravalomanana pourrait au moins comparaître comme témoin. Le parti Alliance Démocratique a engagé cette action suite aux révélations de Wikileaks, un télégramme diplomatique US ayant fait état d’armes importées par Marc Ravalomanana en Chine et qui passent par l’Afrique du Sud. En fait, au début de 2009, Marc Ravalomanana a fait venir d’Afrique du Sud des caisses de gaz lacrymogènes et fumigènes, de balles en caoutchouc mais aussi des boucliers, armures et uniformes. Après la tuerie du 7 février notamment, Marc Ravalomanana a été mis en demeure (par ses alliés) d’utiliser des armes qui ne tuent pas. D’où ces importations. Des éléments d’une société sud-africaine de sécurité ont convoyé ces armes dans l’île, et ont même enseigné aux militaires malgaches l’art de les utiliser. Lors des répressions sur la Place du 13-Mai en février-mars 2009, ces Sud-Africains blancs sont même apparus publiquement. Ces étrangers (dont les photos sont apparues dans la presse) ont été exploités par certains et ont été présentés comme des mercenaires qui commandaient les troupes malgaches. Ce qui a provoqué un tollé dans l’Armée, et fut directement à l’origine du regroupement des officiers et militaires mécontents à la caserne du Capsat… A.R. |