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Le Programme d'Appui à la Finance Inclusive à Madagascar (PAFIM), un Programme conjoint du PNUD et de l’UNCDF, s'inscrit dans le cadre des orientations stratégiques de la Stratégie Nationale de Microfinance.
Il vise à contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) par la promotion d'une finance accessible à tous. Il a comme objectif spécifique de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations pauvres et à faibles revenus, par le biais de l’amélioration à l'accès aux services financiers de base à travers le renforcement des capacités des différents intervenants du secteur aux plans macro, méso et micro. Plus, les données du SNU font état que la microfinance à Madagascar a connu une évolution significative depuis la promulgation de la loi n° 2005-016 du 29 septembre 2005, relative à l’activité et au contrôle des institutions de microfinance. Plusieurs textes réglementaires ont été publiés notamment sur l’accès à la profession, les normes prudentielles et les obligations déclaratives. L’industrie émergente de la microfinance, laquelle sert plus de 733 000 bénéficiaires, est saine et dynamique. En plus des banques intervenant dans le secteur, l’industrie de la microfinance au sens strict compte 30 institutions de microfinance (IMF) agréées qui financent directement environ 500 000 familles de microentrepreneurs et une population urbaine et rurale à faible revenu. L’adoption d’instruments financiers modernes par la profession nécessite le développement par l’autorité de supervision des établissements de crédit, en l’occurrence la CSBF, d’outils appropriés en matière de supervision. Toutefois, remarque le SNU, afin de cantonner le surendettement des utilisateurs de services financiers dans un pays en développement tel que Madagascar, l’effort de modernisation du cadre juridique et de l’environnement de la finance inclusive à Madagascar s’est poursuivi avec la mise en place d’une Centrale des Risques de la Microfinance (CRM). Les modifications actuelles et prévues du système sont destinées à améliorer le degré de satisfaction des institutions de microfinance (IMF), le taux de chargement des données et le niveau de consultation de la base. L’amélioration du système de place est notamment appréciable en termes de sécurisation et de réduction des erreurs logiques, de convivialité de l’environnement, de réduction du temps d’attente lors du téléchargement des données et de fluidité de la consultation la base. A l’issue de l’optimisation des fonctionnalités (upgrade) de cet outil informatique de décision pour les institutions de microfinance (IMF), selon toujours les informations rendues publiques par la SNU à Madagascar, il apparaît que l’augmentation du taux de consultation avec des données clientèle homogènes et à jour (avec au plus un décalage d’un mois) au niveau de la place financière permettra de réduire considérablement le risque d’erreur sur les données fournies par la Centrale des Risques de la Microfinance (CRM). Les institutions seront plus précises dans leur analyse des dossiers de crédit et la clientèle sera moins exposée à des risques de surendettement. A terme, même dans une conjoncture difficile, les institutions de microfinance (IMF) seront confrontées à moins de problèmes de recouvrement. Ainsi, outre les besoins de l’administration fonctionnelle du système de place laquelle est assumée par les agents du Secrétariat Général de la CSBF, les compétences informatiques de la Banque Centrale de Madagascar (administrateur technique de la Centrale des Risques de la Microfinance) sont à affiner aux fins d’appropriation dudit système, développé par la société Ambres Associates dans le cadre du projet MCA, sur le court terme et de développement et de maintenance sur le long terme. Ge tout ce qui précède, la même source fait état que 30 institutions de microfinance (IMF) sont actuellement supervisées par la CSBF. Depuis 2009, il est demandé à la totalité des institutions de procéder à une déclaration mensuelle à la Centrale des Risques de la Microfinance (CRM) des engagements de leur clientèle. Au niveau macroéconomique, la consultation de la Centrale des Risques de la Microfinance (CRM) par l’ensemble des établissements de crédit de la place permettra de réduire les créances douteuses, litigieuses et contentieuses de la place ainsi que le surendettement des utilisateurs de services financiers. Toutefois, au premier trimestre 2012, les déclarations auprès de la Centrale des Risques de la Micro- finance (CRM) accusent encore un retard à cause des difficultés d’alimentation de la base de données. Des interventions des techniciens informatiques de la Banque Centrale de Madagascar sont en conséquence justifiées après livraison du système en 2009 pour en améliorer le fonctionnement. Pour atteindre les objectifs de régularisation mentionnés ci-dessus en matière d’obligations déclaratives et d’optimisation dudit système, le déclenchement du processus de formation du personnel ayant à intervenir directement à court et à moyen termes sur la Centrale des Risques de la Microfinance (CRM) en 2012 est pertinent. A cet effet, la CSBF/BFM, en partenariat avec le PAFIM envisage de recruter un cabinet de formation pour assurer la formation du personnel technique de la CRM. Devant la situation qui prévaut actuellement en termes d’utilisation du système de place, le renforcement de la capacité des agents en charge de l’administration technique de la Centrale Risques de la Microfinance (CRM) en matière de développement web est plus que jamais d’actualité. |