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Endettement extérieur: Madagascar, comme pays modèle ! |
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Vendredi, 17 Août 2012 08:05 |
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Et dire que des parlementaires ont demandé au gouvernement l’année dernière de ne pas payer les services de la dette.
Leur idée était d’affecter cette rubrique aux avantages des parlementaires de la transition. Ces derniers jouissent pourtant d’un traitement privilégié : ils ne sont pas élus et ne font pas grand-chose mais perçoivent chacun un salaire mensuel équivalent au revenu annuel de près de 30 Malagasy vivant en-dessous du seuil de la pauvreté. Or, si l’Etat a la malencontreuse idée de ne pas payer ses dettes, il aura de graves problèmes. En effet, les allègements et facilités en matière de dettes obtenus des bailleurs de fonds depuis la fin des années 90 et dans les années 2000 partiront en fumée. De quoi alourdir le poids de la dette et compliquer, par la même occasion, les impacts socioéconomique de la crise et la période post-crise. Mais le régime en place n’a pas voulu adhérer à ce scénario catastrophe imaginé par certains parlementaires. D’après les données du FMI, Madagascar est l’Etat le moins endetté de la planète avec un poids de la dette évalué à 5% du PIB, contre 107% pour les Etats-Unis, 236% pour le Japon et 68% pour l’Inde. Est-ce une consolation face à l’océan de misère dans lequel s’englue plus de 3/4 des Malagasy ? Oui et non. Oui parce que la période post-crise ne sera pas alourdie par le remboursement d’une dette élevée. Dans ce cas, l’Etat devrait avoir les coudées franches pour financer ses investissements via de nouveaux emprunts extérieurs. Si nouveaux emprunts il y aura, car il faut rappeler que les pays développés sont en crise. Notons que depuis 2006, la Grande Ile est championne des pays à faible revenu de l’Afrique subsaharienne quant au poids de la dette. Elle continue sur cette lancée malgré les crises qui sévissent depuis 2009. Ce sera au bénéfice des générations futures qui n’auront pas à rembourser de lourdes dettes qui n’ont pas produit grand-chose pour le pays. Sinon, le poids allégé de la dette, même très allégé, est loin d’être une consolation, surtout dans la conjoncture actuelle. La croissance économique est au ras des pâquerettes et si des institutions internationales misent sur un taux de 3%, l’estimation du gouvernement est moins pessimiste, soit 2%. Dernièrement toutefois, la vice-primature en charge de l’Economie et de l’Industrie a avancé le chiffre de 1,6%. Déjà que la croissance est morose, le chômage, le sous-emploi et les emplois inadéquats affectent bon nombre de la population. L’importante chute du revenu par habitant et le fort recul du pouvoir d’achat aggravent la situation. Fanjanarivo |