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Plantation de palmiers à huile: Des risques socio-environnementaux élevés |
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Samedi, 18 Août 2012 07:34 |
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Ces cinq dernières années, le Qatar, l’Inde et la Corée du sud ont acquis respectivement 500 000 ha en Indonésie, 300 000 ha en Ethiopie et 300 000 ha à Madagascar pour la plantation de palmiers à huile, d’après les données de Land Matrix en avril 2012.
Cette plantation considérée comme « l’or rouge » est sur une courbe ascendante sur le marché international. L’huile de palme dépasse, en effet, toutes les autres huiles : les échanges internationaux représentent 21,5 milliards de dollars par an d’après le centre de recherche agronomique français, le CIRAD. La plantation de palmiers à huile revient nettement moins chère que les autres plantations oléagineuses. L’huile de palme a d’ailleurs la cote depuis la récente entrée très réussie en bourse de la Felda global ventures holding (FGVH) contrôlée par le premier ministre de la Malaisie. La consommation mondiale de cette huile devrait doubler d’ici 2020, soit dans 8 ans. D’où l’intérêt des investisseurs pour ce produit qui ne sert pas seulement le secteur agroalimentaire, mais également la filière des énergies renouvelables, les secteurs de la cosmétique, des lubrifiants, des produits ménagers, etc. Seulement, cet important intérêt économique a ses revers presque partout où les plantations se font d’une manière industrielle. Les conflits fonciers sont légion. En effet, les planteurs dépossèdent souvent les occupants de leurs terres, des occupants qui y sont souvent selon les règles coutumières et/ou ancestrales. Ils n’ont donc pas en main les documents administratifs légaux en matière d’occupation du sol. Certes, la vice-primature en charge du Développement et de l’Aménagement du territoire interdit tout octroi de vastes terres aux étrangers, mais qu’en est-il de la période post-transition ? Rappelons que le régime précédent est tombé à cause, entre autres, de son intention de céder à des investisseurs étrangers plus de 1 million d’ha. Outre les conflits fonciers potentiels, de nombreuses études internationales évoquent aussi les dangers écologiques présentés par les plantations de palmiers à huile. Ces études réalisées en Indonésie et en Malaisie montrent que 80 à 100% des espèces vivant dans les forêts tropicales ne survivent pas dans les monocultures de palmiers à huile. La preuve en est que le silence est assourdissant dans n’importe quelle palmeraie. Ce problème anéantit ainsi des espèces qui peuvent ne jamais être découvertes. Elles devraient pourtant jouer un rôle majeur dans la préservation de l’écosystème. Et de nouvelles espèces, il y en a. La preuve en est les découvertes de ces dernières années que ce soit à Madagascar ou dans des contrées tropicales comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Reste à savoir si les autorités malagasy vont prendre en compte les différents éléments de cette donne ou procéder comme pour les trafics illicites de bois de rose. Fanjanarivo |