mosaique: Mitomania ry taniko ! PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 18 Août 2012 07:39

Installez-vous bien, car il y aura du sang et des larmes. D’abord, ce massacre de mineurs par la police sud-africaine, à Marikana (Nord-Ouest du pays). Bilan : 34 morts et 78 blessés. Les mineurs, au nombre de 3 000, ne demandaient pourtant qu’une augmentation de salaire. Et voilà que les forces du régime en place ont ouvert le feu. Sans sommation. Sans pitié.

Plus d’une trentaine de personnes furent ainsi sauvagement assassinées. Marc Ravalomanana a fait autant en mars 2009, devant le palais d’Ambohitsorohitra. MM. Zuma et Ravalomanana se ressemblent aujourd’hui comme deux gouttes de… sang.

Le président sud-africain Jacob Zuma devait alors quitter dare-dare hier le sommet de la Sadc dont il est le grand patron pour aller à la mine de platine de Marikana. Dans tous les cas, M. Zuma est, quelque part, impliqué dans ce carnage : ses responsabilités sont engagées. Cela nous rappelle, toute proportion gardée, la tuerie de Soweto pendant l’apartheid…

A Madagascar ou en Afrique du Sud, on ne  devrait pas tuer impunément des gens qui revendiquent simplement leur droit… Jacob Zuma, qui ne cesse de se poser en donneur de leçons dans les négociations malgacho-malgaches, va rendre, tôt ou tard, des comptes devant la justice et l’opinion sud-africaines.

D’autre part, des mouchoirs sont mouillés en apprenant la sentence réservée au groupe punk anti-Poutine, Pussy Priot : deux ans de camp. En Russie, même de nos jours, quand on dit camp, le mot « concentration » n’est pas loin… Comme à l’époque de Staline. Une telle condamnation illustre le côté dictatorial de la justice russe…

Nous soutenons la cause des trois membres de ce groupe, accusées de hooliganisme. Foutaise. M. Poutine devrait tenir parole, car il a annoncé, avant le procès, que les trois jeunes femmes ne méritent pas la prison…

Quant à nos deux bonhommes qui se trouvent en ce moment à Maputo, ils attendent le verdict final de la Sadc qui risque d’être lourd de conséquences pour eux et surtout pour nous. La principale question est de savoir si l’ancien chef d’Etat peut se présenter ou non à la prochaine présidentielle. Le suspense est total.

Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina forment un duo infernal, un couple fatal. On attend le retour du président de la Transition, ce jour, mais il ne fera un discours radiotélévisé que demain dimanche. Que va-t-il déclarer ? Quoi qu’il en soit, la rencontre de Maputo a été encore un fiasco.

Pleure ô mon pays bien-aimé !

Franck RAHARISON