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Après le conseil de gouvernement décentralisé « avorté » de la semaine dernière pour des raisons d’ordre purement politique, voilà que le Premier ministre Omer Beriziky fait face à un dossier des plus brûlants : la hausse de prix des carburants.
La compagnie pétrolière Total Madagascar a effectivement revu en hausse les prix à la pompe de ses produits, ce week-end en affichant le SP95 à 3340 Ar le litre. Une hausse assez conséquente surtout pour les usagers, autrement dit le grand public, pour que le Premier ministre convoque une réunion d’urgence, hier à Mahazoarivo. Vu la complexité de l’affaire, ont répondu présent à cet appel du Premier ministre, le ministre des Finances et du Budget, Hery Rajaonarimampianina, le ministre des Hydrocarbures, Marcel Bernard, le directeur général de l’Office Malgache des Hydrocarbures, le secrétaire général du Groupement des Pétroliers et le directeur général de la compagnie Total Madagascar. En somme, un beau monde ayant en commun les idées de ramener les prix à la pompe à une valeur plus raisonnables et abordables pour les consommateurs. Alors, après un « débat houleux mais fraternel » comme l’a décrit le communiqué officiel émanant de la Primature, Total Madagascar a accepté de surseoir provisoirement l’augmentation opérée en attendant les résolutions qui seront prises lors d’une autre réunion prévue cette semaine. Une réunion capitale à laquelle devraient participer les autres compagnies pétrolières, à savoir Jovenna, Galana et Shell. Depuis toujours, cette hausse de prix des carburants qui a parfois un effet de tsunami sur la vie quotidienne des Malgaches pour ses impacts sur les prix des produits de première nécessité, constitue l’une des bêtes noires des dirigeants. C’est aussi terrifiante qu’un soulèvement populaire et même capable d’en provoquer un. Surtout, en cette période critique où tous les témoins sont au rouge, ce dont le régime du HAT et du gouvernement de consensus d’Omer Beriziky n’ont nullement besoin. Néanmoins, à quelque chose, malheur est bon, dit-on. Cette situation pourrait offrir une occasion en or à l’actuel Premier ministre de redorer son blason. Simon R. |