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Une trentaine d’officiers de l’Armée, de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale membres de la chaîne de commandement des Forces de sécurité malgache des Chefs de corps aux trois responsables de la sécurité au sein du gouvernement en passant par le Chef d’Etat-major
de l’Armée André Ndriarijaona, du Commandant de la Gendarmerie nationale Bruno Razafindrakoto et du directeur général de la Police Désiré Rakotondratsima ont tenu une importante réunion, hier, à Analamahitsy, au bureau du Conseil militaire pour la Défense nationale (CMDN). Pendant la réunion, les trois officiers généraux ayant voyagé à Maputo ont effectué un compte-rendu de leur consultation avec la Troïka. Les généraux Ranto Rabarisoa et Randrianazary, respectivement président du CMDN et secrétaire d’Etat à la Gendarmerie nationale, se sont alternés pour exposer le déroulement de leur mission dans la capitale mozambicaine. Ces officiers généraux se sont défendus de s’être mêlés de la politique en affirmant que leur objectif est de maintenir et de garantir l’ordre et la sécurité des prochains scrutins s’inscrivant dans le processus de sortie de crise. Aussi, le général de divisiion Randrianazary a-t-il affirmé fermement à la presse : « le calendrier électoral élaboré par la CENI-T et les Nations Unies a été publié, nous nous chargeons de garantir la sécurité des scrutins prévus. Nous nous opposeront à tout évènement qui pourrait perturber ces scrutins ». Et ce, en répondant à la question de la presse sur la position des Forces armées concernant le retour de l’ancien président démissionnaire. Si ce membre du gouvernement Beriziky n’a pas ouvertement évoqué le retour de M. Ravalomanana, le général de Corps d’Armée Ranto Rabarisoa est allé droit au but en affirmant « le retour de l’ex-président Marc Ravalomanana ne constitue pas un facteur d’apaisement ! » Et lui de continuer que c’est pour cette raison que la décision a été prise de concert avec la Troïka de l’Organe Politique, Défense et Sécurité de la SADC qu’une mission d’évaluation devrait arriver au pays pour examiner la faisabilité du retour de l’ex pour que cela ne soit un danger pour lui et pour le pays. Ce retour concerté de l’ex se fera donc de concert entre les autorités malgaches et la Troïka de la SADC. Pour ce qui est du mandat d’arrêt émis par la justice malgache contre l’ancien chef d’Etat démissionnaire, le général Rabarisoa a rappelé sans se prononcer ouvertement sur la question que la communauté des Etats d’Afrique australe a manifesté son respect de la souveraineté de l’Etat malgache. Ce qui sous entend donc que, étant souveraine, la décision de justice sera exécutée par les Forces armées… D’ailleurs, le général Randrianazary s’est insurgé contre l’impunité de ceux qui peuvent bénéficier d’une amnistie après avoir fait couler le sang de ses compatriotes. Les Forces de sécurité malgaches ne s’opposent donc plus au retour de Marc Ravalomanana, mais imposent des conditions sécuritaires afin de préserver la sécurité des futures élections. Pour éviter tout trouble, les Forces de sécurité pourraient intervenir en encadrant l’arrivée au pays de l’ex et de le mettre en résidence surveillée, comme l’a déjà avancé à plusieurs le général à la retraite Dolin Rasolosoa. Lambo Tahiri |