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Ces trois dernières années, on a vu une propension à la vente à domicile ou itinérante. La crise est à l’origine de ce phénomène qui gagne les provinces. De nos jours, tous les moyens sont bons pour faire des bénéfices. Pour survivre.
En tout cas, ce commerce, à caractère informel, plus connue sous le nom de marché noir, n’est pas un crime. L’heure est maintenant à la débrouille, au système D. Cette activité se fait tout simplement par l’achat et la revente. Elle ne nécessite aucune formalité ni paperasse, ce qui explique qu’elle soit devenue fortement pratiquée. En outre, la toile, et plus particulièrement Facebook concernant la capitale, y est pour beaucoup. Rien n’arrête le progrès. D’ailleurs on n’y propose, notamment, des assiettes made in Limoges, des tailleurs griffés, etc. Tous à des prix défiant toute concurrence : une authentique veste Christian Dior y est vendue à seulement 350 000 ariary et un pantalon Prada à 250 000 ariary, et une eau de toilette Hugo Boss pour homme à 150 000 ariary… Le système est simple : un potentiel acheteur réserve un quelconque article, il se met en contact avec le vendeur, se donnent rendez-vous et l’affaire est réglée. Rien de plus simple, en somme. Et un bon moyen de se faire de l’argent facilement… Sarah R. |