Marché du riz: Les prix restent stables PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 27 Juillet 2010 06:06
Suite à la bonne production, le cours moyen au kilo du riz blanc local au niveau national reste encore sous la barre d’Ar 1000 : Ar 924 pour le « vary gasy », Ar 902 pour le « makalioka », Ar 932 pour le « tsipala ».

Par rapport à la semaine dernière, les prix moyens au kilo du riz au niveau national demeurent stables. Cette situation est due à l’abondance du riz et les autres aliment, pouvant substituer le riz (manioc, patate douce ect…), offerts sur les marchés dans la majorité des Régions.

Les prix FOB du riz vietnamien et du riz thaïlandais 25% de brisure baissent respectivement de 2% et de 1% par rapport aux prix de la semaine dernière.

Dans ce contexte, les données de l’Observatoire du riz font état, surtout, qu’au cours de la semaine du 19 juillet 2010, les prix moyens au kilo du riz blanc local varient entre Ar 770 (à Sofia) et Ar 1208 (à Androy).

Le prix plancher observé à Sofia est dû à l’abondance du riz vendu sur les marchés.

Toutefois, en comparant à la semaine dernière, il est à signaler que suite à l’arrivée massive des collecteurs, le District de Bealanana a affiché une hausse de prix de 4%.

Pour le cas d’Androy, l’éloignement et la rareté du riz sur l’étalage des marchés en raison du retard de l’approvisionnement en riz expliquent ce prix maximum.

On constate une augmentation de prix dans les Régions Ihorombe (4%), Amoron’i Mania (4%) et Analamanga (3%) par rapport à la semaine du 12 juillet 2010. Cette hausse s’explique par : la réduction de l’offre du riz sur le marché et la rude concurrence entre les collecteurs dans les districts d’Ivohibe et d’Iakora pour la Région d’Ihorombe, par l’augmentation de frais de transport du riz pour Amoron’i Mania et Analamanga.

En revanche, selon l’Observatoire, il est mentionné que  les prix restent stables pour les autres Régions grâce à l’abondance du riz et d’autres aliments, pouvant substituer le riz tel que le manioc et la patate douce.

De tout ce qui précède,en tout cas, il est indiqué qu’au niveau régional, durant la  semaine considérée, la vente du riz importé a eu lieu dans 9 Régions sur les 20 observées.

La fourchette des prix moyens au kilo est d’Ar 1000 à Ar 1286

Durant la semaine, les prix moyens au kilo se situent entre Ar 1000 (Région Boeny) à Ar 1286 (Région Androy).

D’une manière générale, les prix moyens du riz importé sont plus élevés par rapport à ceux de l’année dernière à la même période.

Et par rapport à la semaine dernière, le prix moyen au kilo reste stable. On constate un certain engouement de certains consommateurs pour le riz importé malgré leur prix plus élevé par rapport au riz local. En effet, le riz importé dit « stock » répond bien à la cuisson.

Au niveau des districts, les prix ont varié de Ar 900 (District de Toamasina II, Région Atsinanana) à Ar 1330 (Districts de Tsi-

hombe et de Beloha, Région Androy).

Concernant la transaction de paddy au niveau des décortiqueries, l’Observatoire fait état qu’elle est de 15 parmi les 20 observées. Ceci témoigne que les activités de commercialisation et de collecte du paddy se poursuivent dans la majorité des Régions productrices.

Les prix moyens au kilo ont varié d’Ar 367 dans la Région Sofia à Ar 760 dans la Région Atsinanana. Et par rapport à la semaine passée, on observe une augmentation de 12% du prix moyen du paddy dans les Régions SAVA et Analanjirofo.

La difficulté au séchage à cause du crachin hivernal en est la raison.

Par contre, dans les Régions Sofia et Menabe, les prix diminuent de 10% grâce à l’abondance du paddy vendu auprès de la décortiquerie.

Au niveau District, les prix moyens au kilo du paddy au niveau des Districts varient entre Ar 200 (Districts de Mitsinjo et de Soalala, Région Boeny et Ar 800 (Districts de Toamasina I, de Toamasina II, de Vatomandry et de Marolambo, Région Atsinanana). Ce prix très élevé dans la Région d’Atsinanana est assez curieux. Un des facteurs explicatifs est le son du riz très demandé dans la Région, servant de nourriture des animaux (porcs, etc.). De ce fait, les prix du son du riz sont importants entraînant des prix du paddy très tendus au niveau de la décortiquerie. Une autre hypothèse à vérifier est le lien de ce niveau de prix avec l’existence du projet d’extraction minière d’Ambatovy