HVM et MAPAR : leurs candidats se démasquent

Lors du dépôt des candidatures en mai denier, on s’est étonné du fait suivant : le Hvm et le Mapar, deux partis d’envergure nationale, n’ont pas présenté de candidat à Tana-Ville.

Cette abstention a été considérée comme une faute politique, étant donné que la capitale constitue un enjeu politique majeur. Depuis, ces deux grandes formations ont mesuré l’ampleur de la bourde et se sont ressaisies. Elles ont pris le train en marche et ont choisi une monture parmi celles en course.

Les « heureux élus »  se démasquent actuellement et ne cachent plus les partis de poids qui les soutiennent. Lalatiana Rakotondrazafy (Freedom) est le poulain du Mapar et le fait savoir. Depuis mai, d’ailleurs, elle a lancé des appels du pied en direction du Mapar, se présentant comme un membre de la famille politique de ce groupement.  Ses efforts sont aujourd’hui récompensés, car des gros bonnets du Mapar l’appuient ouvertement, notamment des députés comme Tinoka Roberto (Sakaraha), Lanto Rakotomanga (Tana II), Mamod Ali Hawel (Morondava), Naivo Raholdina (Tana V) ou Aina Rafenomanantsoa dite Anyah ( Tana III).

Notons que le clip de campagne de Lalatiana Rakotondrazafy a été conçu par Rossy (député de Tana IV), lequel affirme son soutien en apparaissant sur les images.  Il est vrai que lors des événements de 2009, au sein de radio Viva, Lalatiana Rakotondrazafy (aux côtés de son compère Fidèle Razarapiera) a milité activement pour le triomphe de la cause d’Andry Rajoelina. Un bémol néanmoins : si les figures de proue du Mapar révèlent publiquement leur choix, par contre la direction nationale du parti ne s’est pas prononcée formellement. Peut-être car lors de l’épisode de 2012, Lalatiana Rakotondrazafy (et son compère) a basculé dans l’opposition et  a tiré à boulets rouges sur Andry Rajoelina et son régime. Néanmoins, dès le départ,  la dame a fait montre de correction et n’a pas usurpé les attributs du Mapar. Elle a, par exemple, évité la couleur orange  et a opté pour une teinte voisine, le rouge.

Hery Rafalimanana (Iarivo Mitambatra) lui, est le porte-fanion du  HVM. Ce parti gouvernemental a longuement hésité au début, tâtonnant entre plusieurs personnalités. Il pensait d’abord mettre en lice le PDS, Ny Hasina Andriamanjato et son patronyme prestigieux. Mais celui-ci, privé du soutien financier du régime, a brutalement répudié son poste et le projet électoral. Le HVM a ensuite lorgné sur la ministre de la Population, Onitiana Realy, dont la mère est originaire de l’Avaradrano. Mais la dame a préféré son fauteuil de ministre, plus sûr, à un hypothétique poste de maire.

    Surpris par la clôture du dépôt des candidatures, le HVM n’avait pas de cheval dans la course. Mais désireux de s’assurer le contrôle politique d’une capitale souvent frondeuse, il jeta son dévolu sur un candidat « de poids » : Hery Rafalimanana, économiste, ex-directeur général de Magro et ex-PDS de Tana-Ville. Ce dernier, méfiant au départ, a accepté le parrainage tout en en refusant la qualification « candidat d’Etat ». Mais comme Iarivo Mitambatra ne pouvait assurer son triomphe, il a finalement admis l’appoint du HVM. L’homme, maintenant, s’affiche aux côtés des dirigeants du HVM dont le président nationa,l Rivo Rakotovao.

Chez le Mapar et le HVM, si les directions nationales déclaraient d’une façon plus explicite leur soutien, Lalatiana Rakotondrazafy et Hery Rafalimanana bénéficieraient plus sûrement des reports de voix…

A.    R.

 

Comments are now closed for this entry