Affaire Antsakabary : le droit de l’homme bafoué

L’Affaire Antsakabary n’a cessé de faire des vagues depuis déjà quelques semaines. Les membres de l’Emergence de Madagascar avaient même donné le ton concernant les enquêtes qui étaient au ralenti lors d’une conférence qu’ils avaient tenue à l’Arrupe Faravohitra le 16 mars dernier. Tout a commencé par les deux policiers qui avaient perdu la vie par la colère de la population locale. Cela s’est suivi par des cas de vengeance policière qui avait incendié de nombreux villages. Notons que des missionnaires de la Commission Indépendante des Droits de l’Homme  (CNIDH) avaient diligenté une investigation sur terrain du 2 au 7 mars derniers. Les membres du CNIDH ont effectué un rapport devant les journalistes lors d’une conférence qui s’est tenue au 67 Ha hier. Ils ont révélé des violations graves des droits humains notamment par rapport au cas de vindicte populaire effectué à l’encontre des deux policiers, mais également face aux actes de vengeance policière qui ont saccagé et incendié des villages, mettant ainsi les habitants dans le désarroi. Cinq suspects sont actuellement placés sous mandat de dépôt pour le double meurtre en question. Certes, les policiers ont perdu deux de leurs collèges à cause des vindictes populaires perpétrés par les habitants en colère, mais cela ne leur donnaient pourtant pas le droit d’effectuer des actes aussi arbitraires envers ces villageois. Incendies criminels, tortures et maltraitances physiques, pillages, atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs, humiliation, extorsion d’aveux, déformation de plainte… tels sont les actes commis par les agents de la police qui étaient sur place. Cela a même coûté sa place au ministre de la sécurité publique, Anandra Norbert. Il faut dire que le respect des droits de l’homme a été fortement atteint en ce qui concerne cette affaire.  Plus d’une dizaine de présumés, auteurs du crime des deux policiers, sont encore en fuite et font l’objet de recherche. Qu’en est-il des responsables des ravages et incendies criminels dans cette localité ?   Il faut noter qu’à cause des actes de barbarie des policiers, les villageois sont actuellement sans abri. La famine est aussi à prévoir dans cette localité vu que les vivres et marchandises en tout genre ont tous été brûlés dans l’incendie. Le gouvernement devrait penser à indemniser ses pauvres villageois qui se trouvent dans une situation d’urgence.

Jean Riana

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