Développement sectoriel: Beaucoup d’efforts à fournir !

A en croire certains étrangers, la plupart des opérateurs touristiques, Antananarivo serait une ville très hospitalière. Peut-être, mais pourquoi est-ce que les résidents de la ville n’ont pas le même sentiment ? Peut-être parce que dans notre localité, l’argent règne encore en maître ? Et qui dit argent dit devise. Or, comme tous les résidents le savent, l’ariary est loin d’être à la hauteur des devises étrangères, et pour cause !

Dans ce site touristique très hospitalier qu’est Madagascar, et notamment Antananarivo, les tananariviens eux-mêmes sont loin de bénéficier de conditions favorables pour qu’ils ne se mangent pas entre eux. Dans cet univers de loups, les moutons qui acceptent de se joindre au troupeau seront toujours les plus lésés Le troupeau des loups, sont ceux qui sont, soit directement responsables de la situation de ce pays, soit ceux qui en tirent un intérêt. Grâce à leur flair particulièrement développé, ceux-ci savent où se diriger pour assurer le confort de leur famille, tout au moins où se remplir les poches, même si pour cela ils doivent marcher sur la tête de tout le monde. D’ailleurs, ils le font sans le moindre scrupule. Trêve de métaphore et d’illustrations, ici les loups font allusion à la classe de dirigeants et même de politiciens véreux qui érigent leur pouvoir sur la misère du peuple. Le peuple, c’est bien entendu ce troupeau de mouton qui accepte de se laisser faire et n’émet aucune résistance.

Certes, dans cette jungle qu’est la capitale de Madagascar, il faut tout faire pour montrer que la vie est paisible et que tout va bien. Et ce à coup de mascarade et de séance d’hypocrisie bien anticipée. Les derniers événements en date ont permis aux autorités – soi disant – compétentes de faire leurs mascarades habituelles. En effet quelques jours à peine après que les victimes du cyclone ont trouvé refuges, ils ont été chassés comme des bêtes des différents centres d’accueil. Bien entendu, il a fallu que les différents organes de presse soient présents pour immortaliser le moment. De l’ANS Ampefiloha au Stade couvert d’Ankorondrano en passant par les nombreux EPP, tous les réfugiés ont été chassés des lieux. Pour en revenir à l’analogie, les loups ont chassé le troupeau de moutons.

Paraît-il que « le peuple n’a que les dirigeants qu’il mérite », pourtant, si un certain groupe de personnes estime que les malgaches sont des personnes hospitalières, ces derniers ne méritent pas leurs dirigeants. Jusqu’à quand les montons vont accepter les conditions de vie imposées par ces loups ? 

Johan R.

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