Farafangana: Don de la congrégation chinoise aux sinistrés d’Enawo

Le mercredi 15 mars s’est tenue dans le local du projet WHH à Ambodifirapay, la remise de don de la congrégation chinoise aux victimes du cyclone Enawo, siège du centre opérationnel d’urgence. Ce don comprend 300 kg de sel, 16 cartons de savon et 1 tonne 300 kg de riz blanc. Selon le président de la congrégation chinoise,  cette action fait partie des actes de bienfaisance et démontre la volonté de se donner la main dans la difficulté des autres en l’occurrence les sans abris et ils voulaient remettre directement aux sinistrés les dons mais la procédure veut que toutes les aides obtenues soient regroupées au centre d’opération d’urgence et il a été confié au bon soin du comité de repartir et de faire le dispatching. Le préfet de Farafangana Narison Roch Léopold et le chef de région ainsi que le maire de Farafangana Kemba Alice Bernadette ont honoré de leur présence la réception de ce don, les deux dirigeants de l’exécutif ont remercié les donateurs tout en leur rassurant que ce don sera distribué à la population cible. Le nombre de sinistrés au niveau de la région Atsimo Atsinanana en date du 15 mars se chiffre à 5013 et 768 ménages sont déplacés aux 11 sites d’hébergement. Après le passage du cyclone jusqu’à ce jour, 13 260 kg de riz blanc, 1989 légumes secs et 994,5 litre d’huile ont été distribués sur les onze sites pour 492 ménages et les vivres sont calculés en approvisionnement de quinzaine de jours. Des problèmes subsistent selon un membre de comité entre autres la remontées des données au niveau des fokontany, la disparité des outils pour la collecte des données pour tous les acteurs, le problème de réseau, l’opérateur téléphonique Telma n’a pas fonctionné du 8 au 10 mars, le doublon et la non inscription des sinistrés lors des recensements. En outre, comme le site d’hébergement est dans la plupart des cas une école, le problème de l’hygiène de l’eau et de l’assainissement commence à surgir et il faut une stratégie adaptée, sans parler de la non disponibilité de salles de classe pendant cette période. Par ailleurs, l’accès au site pose également problème mais malgré ces difficultés, le comité régional de gestion de risque et catastrophe ne baisse pas les bras pour venir en aide aux compatriotes.

Morasata Marc