Evaluation des taxi-be: « Encore beaucoup d’efforts à faire »

Une aubaine pour les transporteurs en commun de la capitale. La notation des taxi-be de la Commune urbaine d’Antananarivo pour l’année 2016 vient de se terminer. Elle a été effectuée par une organisation œuvrant pour l’amélioration du système des transports en commun dans la capitale, l’ONG Làlana. Au terme des 6 jours d’enquête, le résultat est tombé. « La route est encore longue, il reste encore beaucoup d’efforts à faire », dixit le vice-président de cet ONG, Jean Claude Razanamparany. D’après ses dires, la qualité de travail des chauffeurs et des receveurs a nettement régressé par rapport à l’évaluation qu’ils ont faite avant celle-ci. Les véhicules en général ont par contre vu une amélioration de leur état. Certains se démarquent des autres, comme la coopérative KOFIA. Des prix ont d’ailleurs été remis aux chauffeurs, receveurs, propriétaires de véhicule et coopératives les plus méritantes pour les encourager. A noter que l’enquête a été faite auprès de 778 taxi-be issus de 12 lignes pour analyser la qualité de travail et de service fourni aux usagers. Respect des stationnements auprès des terminus, état global des véhicules, utilisation des clignotants, accueil et considération des usagers, respect du trajet, et plusieurs autres aspects ont été relevés et notés auprès des lignes de bus d’Antananarivo. En tout, 17 critères ont été étudiés pour les chauffeurs et les receveurs, contre 11 critères pour les véhicules. Le rôle de l’organisation se limite à stimuler la prise de décision car ils n’ont pas le pouvoir d’attribuer des sanctions, souligne ce responsable.

Nomena E.