Sécurité publique: Quelles mesures pour plus d’efficacité ?

Pas moins de mille cinq cents agents de sécurité publique ont été mobilisés pour assurer la sécurité routière au cours du weekend pascal. Si cette affectation d’effectif était censée rassurer, la crainte était toujours de mise dans les foyers au cours de fêtes pascales. Cette crainte tient de nombreux facteurs consécutifs à l’affaire de kidnapping au cours des derniers jours.

Si le kidnapping a eu l’effet d’une bombe tant au niveau national qu’international, ce sont les conditions dans lesquelles s’est déroulé le fait qui laisse perplexe. Selon de nombreux témoignages, les malfaiteurs ont pu faire tranquillement leur opération car les policiers présents à quelques mètres des lieux ne disposaient pas de balles pour pouvoir empêcher l’action de se produire. Plus généralement, les forces de l’ordre ne disposaient pas de moyens suffisants pour faire face aux actes de banditisme de haut niveau. Ici, on peut pointer du doigt la démonstration de force effectuée par les forces de l’ordre lorsqu’il s’agit de tirer sur des étudiants et des civils dans le cadre de manifestations. On comprend maintenant que si les agents de sécurité publique font preuve d’une violence excessive, c’est parce qu’en réalité ils n’ont pas les moyens de lutter contre les véritables malfaiteurs qui sévissent.

Cette incapacité des forces de sécurité publique à assurer leur rôle s’explique par le nombre croissant d’entreprise de sécurité privée, envers qui les particuliers – qui en ont les moyens – ont une plus grande confiance. Mais là encore, un problème subsiste. Quels moyens ont effectivement ces agences de protection privée pour répondre à de vraies attaques à mains armées, si le cas venait à se produire ? Cette question est légitime dans la mesure où à ce niveau l’autorisation de faire usage des armes à feu n’est pas permise. Ne serait-ce pas temps d’effectuer un véritable recensement des armes actuellement en circulation ? Si la plupart des attaques à mains armées, dans les grandes villes comme en campagne sont faites avec des armes d’assaut, la première enquête devrait être menée auprès de ces agents des forces de l’ordre eux-mêmes, surtout dans la mesure où les armes mises à leur disposition ne sont pas utilisées à bon escient.

Face à une telle situation d’insécurité, l’on serait tenté de dire que la solution serait peut-être d’autoriser l’utilisation des armes à feu, pour que tout citoyen puisse défendre ses biens, ses proches et sa personne. Peut-être existe-il un trafic d’armes particulièrement juteux dans ce pays qui pourrait expliquer cette inégalité de tous face à la sécurité publique ?

Johan R..