Investisseurs: Cible d'un racket judiciaire ?

Les Magistrats vont-ils répondre aux attentes des uns et des autres? La question s'est naturellement posée au vu de leur réaction sur l'affaire Claudine. Plus que les citoyens, les investisseurs portent un intérêt particulier à l'évolution de la justice.

A tort ou à raison, ils se sentent faire l'objet d'un racket judiciaire. Ces dernieres années, on constate d'ailleurs une recrudescence des procès contre les investisseurs. Certes, ces derniers ne sont pas tous des enfants de chœur. Mais avant de mettre une fortune dans leur affaire et afin de préserver leurs activités, ils essaient autant que faire se peut de respecter les lois et autre réglementation. Malgré cela, les procès pleuvent sur eux.

Le comble est que les investisseurs sont appelés à la barre après un chômage technique qui n'a pourtant pu être engagé sans l'aval de l'Inspection qui vérifie scrupuleusement les modalités de la mesure. Le comble est que les investisseurs sont souvent sinon systématiquement condamnés à payer des dommages intérêts à des anciens employés auxquels ils ont déjà versé leurs indemnités de licenciement, selon la réglementation en vigueur.

A Ambatovy par exemple, on a rapporté dans ces colonnes la plainte d'un expatrié à qui la justice malgache a donné raison. Or, cette société minière est régie par la loi sur les grandes mines (LIGM) qui définit expressément le statut des expatriés qui ne sont pas régis par le code du travail malgache, mais uniquement le contrat de travail liant le salarié avec l'employeur.

Ce cas auquel Ambatovy n'accepte de se soumettre quitte à aller en arbitrage internationale et les multiples autres procès touchant les investisseurs amènent à se dire si  la justice malgache est aussi affectée par la haine des riches auxquel sont assimilés tous les entrepreneurs. Un comportement hérité de la " lutte prolétarienne" de la période socialiste que des syndicats, entre autres un certain VVSV, continuent de cultiver.

Bref, les procès ainsi que les condamnations contre les investisseurs seraient assimilés à une dîme reversée aux pauvres salariés exploités par les patrons capitalistes. On ne sait pas si pareillement aux collecteurs d'impôts, les magistrats perçoivent un pourcentage. En tout cas, ce phénomène n'est pas pour arranger l'image de Madagascar. Faut-il oui ou non inciter les investisseurs à venir chez nous?

Sa

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