Défécation à l’air libre: La lutte est loin d’être gagné !

Environ 14.000 villages malgaches ont mis fin à la pratique de la défécation à l’air libre, d’après les chiffres du programme du Fonds d’appui pour l’assainissement. Un chiffre encore peu insignifiant. C’est alors que l’’accès aux toilettes et de dispositifs d’évacuation efficaces restent les priorités pour ce programme. En effet, en cas d’absence de celles-ci, la population se rabat vers un "système D" qui est dangereux, notamment pour la santé. Autant de systèmes qui aboutissent à la création de stocks de déchets non-évacués, devenant rapidement des réservoirs de microbes, à la portée de tous et des sources de contamination pour les cours d’eau environnants. Un gramme de matière fécale humaine peut abriter jusqu’à cent œufs de parasites, 10.000 virus, comme l’hépatite ou la polio ou encore jusqu’à un million de bactéries, responsables de la dysenterie, du choléra  ou de la diarrhée. Cette dernière provoquerait chaque année près de 760.000 décès d’enfants de moins de cinq ans, soit plus de 2.000 par jour, selon l’OMS. Alors, il est nécessaire d’avoir des latrines conformes. C’est la raison de la continuité du projet du Fonds d’appui pour l’assainissement à Madagascar. « … Un nouveau budget de 2.500.000 dollars est alloué pour la lutte contre la défécation à l’air libre, ce programme s’étendra jusqu’en 2019. Ce projet va se focaliser à la sensibilisation visant au changement de comportement des cibles… », a mentionné Herivelo Rakotondrainibe, le coordinateur national du « Diorano WASH » lors de l’atelier d’hier. Bref, la majorité des Malgaches utilise encore des latrines non conformes, ou n’en utilise pas du tout. Seulement, 14% d’entre les Malagasy ont accès à des latrines améliorées. En outre, environ 48% de la population malagasy utilisent des toilettes de tous types, salubres ou non, selon des données concernant la situation à Madagascar en 2010.

Malalanirina

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