Saison froide: La vente des friperies marche fort

Actuellement, il est difficile de ne pas remarquer le fait de ne pas disconvenir des habitudes surtout vestimentaires qui suivent la saison. D'autant plus que les rues et les marchés reflètent déjà l'arrivée de la saison froide dans la Grande Ile. Effectivement, vêtements et accessoires entrent dans leur heure de gloire. Néanmoins, les produits locaux restent dans l'ombre face à ceux importés. Les friperies ont dès lors la cote pour les effets vestimentaires. Certainement, dans les friperies, les prix des marchandises dépendent de leur emplacement sur les étals. Celles qui sont accrochées en haut sont les plus chères. Nirina, une vendeuse de bonnets à Isotry affirme : « Je vends mes bonnets entre 1.000 à 5.000 ariary selon leur qualité ». Pour son cas, son fournisseur lui fait savoir vers la fin du mois d’Avril les marchandises à venir pour l’hiver, mais elle ne passe pas de commande spécifique. Par ailleurs, cela exige un planning bien établi puisque le délai de commande est également inhérent au mode de transport de la marchandise. En utilisant le transport aérien, le délai est de deux semaines au minimum, et de trois mois par voie maritime. Pour le moment, les acheteurs ne se font pas encore nombreux selon les explications de Nirina : « Comme il fait encore soleil, on n'a pas encore beaucoup de clients. Mais quand on sera bien plongé dans la saison froide, les gens se précipiteront pour en acheter ». De plus, les balles de friperie, pour les vêtements et accessoires spécifiques à la saison froide, pesant 45 kg coûtent en moyenne 280.000 ariary. Les dites « balles mêlées » sont moins coûteuses en cette période de l'année puisqu'elles contiennent presque tous les types de vêtements. D'après Solofo, un revendeur de balles de friperie à Isotry : « Les marchandises venant de l'Europe sont les plus chères ». Une situation causée aussi par la dévaluation de l'Ariary par rapport à l'Euro. Il continue : « Pour notre part, nous avons plus de produits qui viennent de l'Asie. Ils sont moins onéreux".

Jean Riana

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